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Sacha Distel




BIOGRAPHIE




Sacha-Alexandre Distel, dit Sacha Distel (Sacha est le diminutif russe du prénom Alexandre), est un guitariste de jazz, compositeur et chanteur français d'origine russe (par son père, Leonid Distel, chimiste russe émigré) né à Paris, le 29 janvier 1933. Mort au Rayol-Canadel-sur-Mer le 22 juillet 2004.

Par sa mère, Andrée Ventura, Sacha Distel est le neveu de Ray Ventura. Il commence par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d'Alger. Après une idylle avec Brigitte Bardot, il épouse en 1963 la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent (1964) et Julien (1967).

Bercé par les accords des « collégiens », éduqué par les plus grands, poussé par Ray Ventura, Stan Getz, Django Reinhardt et bien d'autres, à la fin des années 1950, il va devenir l'un des plus grands guitaristes de jazz français. Il joue avec Stephane Grappelli, Roger Guérin, Maurice Vander, ou Michel Portal.

Sacha Distel était un de ces hommes qui se refusent à entrer dans un moule. Ne supportant pas les carcans ni les limitations strictes, il avait toujours à cœur de faire des rencontres les plus originales qui soient. Ce trait de caractère, né d’un rejet de l’univers qui entourait le pensionnat où il grandit, fut sans aucun doute à l’origine de son goût pour la nouveauté et sa curiosité. Grâce à son oncle Ray Ventura, qu’il prenait comme modèle, Sacha Distel s’intéressa progressivement au jazz. « L’oncle Raymond » était en effet tombé dans le chaudron dès son plus jeune âge.

L’Original Dixieland Jass Band qui marqua le début officiel du style n’existait que depuis quelques années quand Raymond Ventura monta son propre orchestre au lycée. Il eut vite à cœur de promouvoir ce courant musical durant les années 1930 et contribua à la percée du « swing » en France.
Sacha Distel était donc à bonne école lorsque son oncle s’installa à Paris avec « ses Collégiens » et qu’il put assister aux diverses répétitions et enregistrements de l’orchestre. Vite absorbé par cette nouvelle mouvance entrainante, le jeune Sacha délaissa son piano au classicisme ennuyeux pour des contrées sonores plus excitantes que semblaient offrir cet instrument moins bourgeois qu’est la guitare…

C’est avec Henri Salvador et son installation dans un studio proche de l’appartement de la rue Erlanger en 1947 que le guitariste prit définitivement le pas sur le lycéen. Chargé d’amener l’étoile montante de Ray Ventura aux studios de Neuilly, le jeune Sacha devint progressivement un élève de ce dernier.

Henri Salvador, dont le succès était déjà palpable, accepta de lui enseigner les rudiments guitaristiques qui lui ouvrirent rapidement les portes du milieu à son tour. La formation des « Noise Makers », de « jeunes gens » du seizième arrondissement de Paris, ne tarda pas à vouloir compter le jeune prodige parmi eux et ce fut le début du succès… Adulé par les jeunes filles du quartier, l’orchestre fut vite l’incontournable des « surprises-parties » avec ses sonorités Jazz Nouvelle-Orléans.

Tout a commencé en 1947, après un jeudi en compagnie d’Henri Salvador. Une adresse : Di Mauro, 50 rue de la Réunion à Paris. Un père consentant et son fils, des étoiles dans les yeux, prêts pour l’acquisition qui détermina toute une vie. Après une heure de sélection et autres réjouissances, c’est une Di Mauro marron clair en bois naturel qui eut raison du jeune Sacha.

Ensuite, Sacha Distel créa "son" modèle de guitare jazz, conçue puis fabriquée jusqu'en 1994 par les frères Jacobacci.
La découverte du Be-bop fut un moment décisif.
Les premières heures du succès des « Noise Makers » ne passèrent pas inaperçues. Ray Ventura qui avait eu vent de la chose proposa au jeune Sacha de venir à une soirée à l’Alhambra l’hiver de 1948.

Dizzy Gillespie y jouait avec son orchestre, un véritable choc pour l’adolescent. Entouré alors par ceux qui deviendront par la suite des grandes figures du monde de la musique (Bruno Coquatrix, Paul Misraki, André Hornez), Sacha découvre le Be-Bop, persuadé qu’il était en train d’écouter, sans aucun doute, l’avenir de la musique jazz.
Dès le lendemain, il tente le tout pour le tout en essayant de rallier les Noise Makers à sa nouvelle quête. Cette tentative scellera la fin de l’orchestre et donnera naissance à deux groupes concurrents : Les irréductibles du New Orleans de Guy Wormser et les aficionados du cool jazz et du be-bop menés par Sacha.
C’est en rencontrant Hubert Damisch, un saxophoniste et fan de cool jazz, que Sacha monte le groupe qui lui permettra d’entrer dans la cour des grands.
Avec l’aide de Jean-Marie Ingrand (bassiste), Mimi Perrin (pianiste) et Jean Louis Viale (batterie) ils décrochent à la Nuit Du Jazz du Coliséum le prix du meilleur petit orchestre moderne (Hubert et Sacha récoltant, quant à eux, des prix en tant que sax-ténor et guitariste). Le Café restaurant Sully d’Auteuil les engage pour jouer tous les samedis après-midi, Jean-Louis Durand lui propose de l’accompagner pour une tournée en Bretagne. C’est le début de la carrière de musicien de Sacha qui commence alors, le bac en poche l’année d’après.

Admirablement « coaché » à Paris par un Henri Salvador au goût sûr pour les mélodies suaves et les rythmes enjôleurs, Sacha va découvrir la musique noire. Il a 19 ans lorsque Ray Ventura l'expédie à New York apprendre l'anglais et le métier d'éditeur. La composition a toujours fait partie des intérêts majeurs de Sacha Distel. Sacha a toujours aimé la scène. Seul, avec guitare ou sans, en groupe, en grand orchestre ou pour une comédie musicale, il n'hésitait guère à monter sur les planches dès qu'il en avait l'occasion (y compris pour la Reine d'Angleterre).

Couronné en 1959 par le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros, il débute à l'écran avec « Les Mordus ». À partir de 1963 (et jusqu'en 1971), il commence à animer les émissions de variétés à la télévision, notamment les « Sacha show » de Maritie et Gilbert Carpentier, émission qui avait notamment pour auteurs Serge Gainsbourg et Jean Yanne.

Le 28 avril 1985, il est victime d'un accident de la route, sur la RN 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne (commune de Tracy-sur-Loire, à proximité de Cosne-sur-Loire), à bord d'une Porsche Carrera en compagnie de la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé Châteauvallon.
Chantal Nobel, grièvement blessée, en ressort handicapée à vie. Lui-même est légèrement blessé à la tête et sera condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires.

Il a tenu le rôle principal dans la comédie musicale Chicago à Londres en 2001.

Il meurt à 71 ans le 22 juillet 2004 des suites d'un cancer de la peau. Il repose dans la crypte familiale de la propriété de ses beaux-parents au Rayol-Canadel.
Il fait partie, avec Henri Salvador, des deux seuls chanteurs de variété français à figurer dans le Dictionnaire du Jazz.



DISCOGRAPHIE





Mes plus grands succès

La bonne humeur - Monsieur cannibale - L'incendir à Rio - Scandale dans la famille -

Scoubidou - Oh quelle nuit - Ma première guitare - Ma femme -

La belle vie - Ces mots stupides - La vieille dame - Chanson bleue -

Tu es le soleil de ma vie - Toute la pluie tombe sur moi - Je prends le temps de vivre -

Quand on a une belle fille - Ecoute mes yeux -




Je n'ai pas la provenance de ces titres

Les moustaches -

Mon beau chapeau -

Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux (aven Henri Salvador) -









Recherchiste: Jean-Marie Tremblay
Conception: Gilles Dussault






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