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Alain Chamfort




BIOGRAPHIE




Alain Chamfort, de son vrai nom Alain Le Govic, est un chanteur et compositeur de musique français, né le 2 mars 1949 à Paris.
Il est l'un des chanteurs et compositeurs des plus prolifiques de la variété française.
Remarqué par Claude François, qui lui fait enregistrer ses premiers succès comme Adieu mon bébé chanteur et L'Amour en France, qui lui vaut d'être catalogué "chanteur à minettes", ce n'est qu'en 1976 qu'il quitte cet univers en signant chez CBS afin de changer de style et d'avoir une totale liberté artistique.

En 1979, il est interprète la chanson Manureva, qui reste à ce jour le plus grand succès de sa carrière et le tube qui lui vaut de revenir sur le devant de la scène.
La famille Le Govic habite Clichy dans un petit 2 pièces d'un premier étage sur cour. Pendant l'été 1952, elle déménage à Eaubonne dans le Val-d'Oise. Dès son plus jeune âge, Alain débute l'apprentissage du piano qui deviendra son instrument de prédilection.
Il prend des cours avec un professeur dans une des salles du Casino de la Ville. Il passe plusieurs concours en 1957, 1958 et 1959, et remporte le concours Nérini au cours duquel ses prestations sont enregistrées sur un disque monoface pour la famille.

Adolescent, il renonce à entrer au Conservatoire national supérieur de musique, alors qu'il s'y était préparé.
Il fonde assez rapidement son premier groupe avec un ami, ils s'appellent les Dreamer's. Ils finissent par se retrouver à trois et jouent principalement du jazz : Art Blakey, Jazz Messengers, Erroll Garner, John Coltrane, Art Tatum ...
Alain Chamfort finit par quitter le groupe pour rejoindre Les Shaker's (avec lequel il gagne à un concours).
Puis c'est Les Murator's qui jouent tous les dimanches après-midi à Argenteuil, à La Porte St Germain dans une salle qu'ils louent entourés de tous leurs Fans, pendant plusieurs années (dont faisait également partie la chanteuse Séverine) en devenant organiste pour les deux groupes. Ce groupe est plus porté sur le répertoire des Beatles, et finit par se séparer.
Alain rejoint alors les Mods, et en devient leader. Pour la première fois, il se met au chant. Les mod's signent chez Vogue et enregistrent un E.P. dont la chanson principale est intitulée J'veux partir composée par Alain.
Ils sortent ensuite un deuxième 45T qui ne connaît pas vraiment de succès. La chance arrive aux Mods en la personne de Jacques Dutronc qui leur propose de l'accompagner sur sa chanson Et moi, et moi, et moi pour quelques émissions de télé du moment.
Dutronc finit par reprendre ses musiciens mais propose à Alain de rester ainsi qu'à un autre membre des Mods (Jean-Pierre Alarcen).
Il enregistra donc plusieurs titres avec Dutronc, entre autres : On nous cache tout, on nous dit rien, La Fille du Père Noël, Les Play-boys, J'aime les filles (où Alain joue l'introduction au piano), Les Cactus...
Alain quitte Dutronc pour enregistrer quelques titres seul sous son vrai nom : Alain Le Govic, en signant avec Dick Rivers, qu'il a rencontré lors des événements de mai 68 par un intermédiaire.
À son retour d'un séjour à Londres, il enregistre un nouveau 45T avec Étienne Roda-Gil parolier de Julien Clerc à l'époque.

De 1968 à 1970, Alain enregistre cinq 45 tours qui ne rencontrent pas de succès. L'un des derniers disques n'est pas commercialisé et un autre ne parait qu'en Allemagne.
Après avoir été découvert par Dutronc, c'est au tour de Claude François de lui proposer de travailler avec lui, c'est la période Flèche.
Tout d'abord, il est compositeur (avec Michel Pelay) pour certains artistes et choriste, puis grâce à une proposition de Claude François, il enregistre un disque, d'abord une maquette avec Alain et Pelay qui chantent ensemble, puis d'un commun accord, il est décidé qu'Alain chantera seul.
Claude François trouve le nom Alain Le Govic trop "marqué" régionalement et cherche un pseudonyme dans le dictionnaire. Les deux artistes se mettent d'accord sur "Chamfort".

C'est l'époque ou Alain connaît ses premiers succès, et ce dès son premier 45 tours, Dans les ruisseaux en 1972. Puis il enchaîne les succès commerciaux: Signe de vie, signe d'amour, L'Amour en France, Adieu mon bébé chanteur, ... et les tournées.
Après quelques années, les rapports avec Claude François se détériorant, Alain décide de quitter le label Flèche et continue sa carrière seul.
Il emmène avec lui Gérard Louvin, qui devient, jusqu'en 1982, le gérant de la société de production de Chamfort (ACO Music) et le manager d'Alain et Michel Pelay.

En 1976, il signe chez CBS Records avec une liberté totale dans le choix artistique. La même année, il se consacre à l'enregistrement de son premier album (l'album publié chez Flèche n'est qu'une compilation des 45 tours).

En 1977, il fait les chœurs pour l'album de Véronique Sanson : Hollywood.
Automne 1976 : l'album Mariage à l'essai sort dans les bacs. Ce disque est un changement radical de style, après les six années passées avec Claude François, qui avait fait de lui un "chanteur à minettes", mais le succès se fait attendre.
En 1977, Chamfort décide, avec l'accord de sa maison de disques, d'enregistrer son prochain album dans un studio de Los Angeles dont les musiciens l'ont fascinés par la qualité de leur jeu, leur perfectionnisme et leur sérieux, lors de l'enregistrement de l'album de Véronique Sanson.
Durant l'été 1977, il part avec les compositeurs Michel Pelay et Jean-Noël Chaléat à Los Angeles et choisit les musiciens dont Jeff, Steve et Mike Porcaro, qui formeront plus tard le groupe Toto. Les percussions et cordes ont été d'abord enregistrés à Londres. Pour les textes, il fait appel à Serge Gainsbourg.
Le second album, Rock'n rose sort en septembre et ne connaît qu'un succès mitigé malgré les titres Joujou à la casse et Baby Lou.
Après avoir publié un 45 tours en 1978, enregistré à Londres et collaboré avec son complice Jean-Noël Chaléat pour le maxi single instrumental Araxis Space Ship, il repart à Los Angeles pour préparer son troisième album Poses.
Il compose la musique avec Jean-Noël Chaléat, les textes sont de nouveau écrits par Serge Gainsbourg, notamment ce qui sera le plus grand tube d'Alain: Manureva.
Cette chanson demeure à ce jour la plus célèbre de son répertoire (souvent la seule qu'évoque son nom). À l'origine, elle doit s'appeler Adieu California, mais Chamfort n'est pas convaincu par la première version écrite par Gainsbourg. C'est à l'occasion d'un dîner que ce dernier entend parler du navigateur disparu Alain Colas et de son bateau Manureva. Le sujet lui inspire directement les paroles de la chanson qui, en plus de devenir un considérable succès, s'avère être un morceau de disco mélancolique révélant un travail de production inventif. D'une manière plus générale, la nouvelle orientation musicale d'Alain Chamfort, teintée de nouveau-romantisme, n'est pas sans rappeler les productions anglaises de Duran Duran ou Roxy Music.

Mais Gainsbourg n'écrit que quelques textes de l'album (Manureva, Démodé et Bébé Polaroïd). Pour les autres Alain, fait appel à Jean-Michel Rivat (Geant, Béguine), Jay Alanski (Palais Royal) et Jane Birkin (Let Me Try Again). Manureva se vend à près d'un million d'exemplaires et permet a Alain de renouer avec le succès qu'il avait connu au début de la décennie. Puis, débute une période durant laquelle la musique d'Alain Chamfort s'inscrit plus nettement dans une mouvance que l'on peut associer à la New Wave naissante tout en conservant le côté "nouveau-romantisme" abordé quelques années plus tôt avec l'utilisation marquée d'instruments électroniques comme les synthétiseurs, qui accompagnent des mélodies pop sucrées et des thèmes à la saveur exotique, évoquant les voyages ou encore l'Orient. Les albums et les tubes s'enchaînent alors, jusqu'au tout début des années 1990, faisant de Chamfort une figure incontournable de la musique pop française de cette époque-là : Bambou, Chasseur d'ivoire, Paradis, Bons baisers d'ici, Rendez-vous, Traces de toi, La Fièvre dans le sang, Souris puisque c'est grave, sont autant de succès.

Mais les années 1990 se révèlent finalement plus difficiles pour Alain, malgré quelques titres marquant comme Clara veut la lune ou L'ennemi dans la glace (Victoire de la Musique du meilleur vidéo clip en 1994), et avec cette baisse de succès, son contrat avec Sony n'est pas reconduit. Sa période de gloire semble passée, il signe alors chez Delabel et sort en 2003 Le Plaisir. Mais le disque n'est pas totalement abouti, de plus, l'album, sorti en septembre, affiche de mauvais chiffres de vente, le compte étant arrêté fin décembre. Alain est alors contraint de quitter sa maison de disque.

Il rebondit en 2004 avec le clip des Beaux Yeux de Laure, clip remarqué par les médias et très diffusé. Il remporte la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip l'année suivante.

Depuis 2005, il a signé avec un label indépendant, XIII Bis Records et s'est fait remarquer en donnant un concert surprise au Jardin du Luxembourg. Il a également donné une série de concert à l'Alhambra, où il reprend ses plus grands succès ainsi que des chansons en duo "virtuel" via une série d'écran, avec Michel Delpech, Vincent Delerm, Jane Birkin. A noter qu'un nouvel album était annoncé pour le printemps 2009, très probablement repoussé.

Le 16 février 2010, il sort son nouvel album Une vie Saint-Laurent, consacré à Yves Saint-Laurent, qui connaît un succès public et critique, réalisant un bon démarrage avec 7 962 exemplaires vendus en une semaine.



DISCOGRAPHIE





Best of

Ce n'est que moi - Joujou à la casse - Baby Lou - Manureva -

Palais royal - Géant - Bambou - Chasseur d'ivoire -

Paradis - Malaise en malaisie - Bons baisers d'ici - La fièvre dans le sang -

Traces de toi - Souris puisque c'est grave - L'ennemi dans la glace - Clara veut la lune -

Vu du ciel - Les majorettes - Ça ne fait rien -






Recherchiste: Jean-Marie Tremblay
Conception: Gilles Dussault






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