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Muna Mingole




Auteure, compositrice et interprète, Muna est née à Paris de parents Camerounais. Sa famille vient vivre au Canada alors qu'elle n'a que deux ans. Qu'à cela ne tienne, elle veut découvrir le pays de ses origines et part vivre au Cameroun de 1985 à 1992. Pendant son séjour là-bas, elle habite le village de ses ancêtres, Malimba, situé sur une île de l'océan Atlantique. Entourée d'eau bleue, Muna intègre cette couleur dans ses chansons (et tout ce qui touche son album). Selon elle, le bleu symbolise l'espoir, la communication et le courage, elle y est tellement attachée que le surnom de Flamme Bleue du Cameroun lui a été donné.

En 1990, toujours au Cameroun, elle chante avec l'orchestre du collège et remporte le titre de meilleure chanteuse de Douala deux années de suite. De retour au Canada, elle s'inscrit à l'université de Montréal et fonde un groupe de musique avec des amis, rythmes rythmes africains, Antillais et cubains sont au rendez-vous.

Toute petite mais pleine d'énergie, Muna a partagé la scène avec plusieurs grands noms de la musique africaine, Angélique Kidjo (Bénin), Kanda Bongo Man (République démocratique du Congo), Zitany Neil (Congo-Brazaville), les Camerounais : Les Têtes Brûlées, Henry Njoh, Émile Kangue et André-Marie Tala, Lorraine Klaasen (Afrique du Sud), Yeleen (Côte-d'Ivoire), Pierre-Michel Ménard (Haïti) et bien d'autres.

Elle se fait connaître non seulement au Québec mais aussi en Ontario et au Manitoba. Elle devient une figure de proue de la musique Africaine au pays et apporte avec elle les deux principaux rythmes de la musique camerounaise : le Makossa et le Bikutsi. Elle participe aux FrancoFolies de Montréal en 2000 et reçoit le prix de Meilleur espoir musical 2002 lors du Gala des Flambeaux africains. Elle chante devant 200 000 personnes à La grande fête africaine des Francofolies 2002 (j'y étais) et sera même de la fête pour la visite de la Reine Elizabeth II la même année.

Elle ne cesse de faire de la scène, le Festi Jazz de Rimouski, le SunFest (Ontario) et le Kola Note tout en préparant le matériel de son premier album lancé à l'automne 2004, intitulé Dipita (qui signifie espoir). Naturellement très rythmé, l'album est ensemencé de soleil, le soleil de l'Afrique et de sa musique, mais aussi le soleil de l'artiste dont la voix et les pas de danse irradient la chaleur et l'énergie. Ses fans pourront y découvrir les multiples richesses culturelles camerounaises grâce à une combinaison de rythmes Afro-funky et percussions mélangées à divers instruments traditionnels acoustiques et modernes tels que la cora, djèmbé, tchékérés, talking drums, cloches, guitare, basse, claviers et flûtes.

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Dipita 2004 Oui

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