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Caro Lamoureux




Vous me permettrez de disgresser des règles que j'ai moi-même établies en parlant de Caro Lamoureux. Je crois qu'elle a fait un album 78 tours dans les années 30, mais je n'en suis pas certain. Elle faisait partie des Variétés Lyriques dans ces années-là, et elle a chanté dans plusieurs opérettes (dont La Traviata), ce qui pouvait être considéré comme de la musique populaire à cette époque-là (comparé à l'opéra).

Pourquoi est-ce que je parle de cette grande dame de la chanson, décédée en décembre 2000 à l'âge vénérable de 96 ans, et doyenne de l'Union des Artistes ? Tout simplement parce qu'elle est la tante de ma mère (ma grand-tante) et l'un des deux liens de ma famille avec le monde musical Québécois. Qui est l'autre ? Le cousin de ma mère, et neveu lui-aussi de tante Caro, Pierre Leduc que vous trouverez aussi dans ces pages.

Caro Lamoureux a été très connue dans les années 30, elle a été Miss Radio-Monde, a chanté sur plusieurs scènes dans divers pays, dont le Monument National à Montréal et l'Opéra de Paris. En fait, si vous arpentez les murs du Monument National, vous verrez un espace qui lui est consacré. Elle avait tenu le rôle de Rosine dans L'Intendant Bigot, tant à Montréal qu'à Québec.

Si jamais quelqu'un possédait un album de cette grande dame, j'aimerais qu'il (elle) me contacte.

Voici un texte que m'a gentiment fourni Robert Therrien, l'un des auteurs du Dictionnaire de la musique populaire au Québec:

"Après avoir étudié le chant avec Jeanne *Maubourg et plus tard avec Céline *Marier, ainsi que la mise en scène avec Albert *Roberval, Caro Lamoureux débute au Théâtre Montcalm en 1920, tenant ensuite des rôles de soutien dans des opérettes présentées à Montréal. Elle crée, en 1924, le rôle-titre de l'opérette "Gisèle" d'Alphonse *Lavallée-Smith. Elle effectue ses véritables débuts professionnels en 1929 avec la *Société canadienne d'opérette dans "Les noces de Jeannette" de Victor Massé, puis dans "Les pêcheurs de perles". Avec la troupe d'Honoré *Vaillancourt, elle joue notamment dans "Mireille et Paillasse" (1930), "Philémon et Baucis" ainsi que dans l'opéra "L'intendant Bigot" du québécois Ulric Voyer (1931), "Si j'étais roi" (1933).

Durant cette période, la soprano effectue deux tournées avec des troupes américaines d'opéra, dont la San Carlos Grand Opera Company, et se joint à des troupes françaises d'opérette en tournée, en plus de donner des concerts un peu partout au Québec, au Canada et aux États-Unis. Elle participe, en 1930, au Festival du Canadien-Pacifique au Château Frontenac à Québec. Caro Lamoureux se tourne vers la radio dès le début des années 1930 et anime plusieurs émissions, dont «Sous les ponts de Paris» (1933) avec Ludovic *Huot et l'orchestre d'Alan *McIver. Un concours populaire la nomme chanteuse classique de l'année à CKAC en 1936. L'année suivante, elle fait partie de la distribution de «Les nouvelles aventures de Pierre Lavigueur» (CKAC, 1937), une dramatique par épisodes signée Eddie Beaudry.

En 1939, elle accompagne le ténor Reda Caire pour une série de représentations de "La veuve joyeuse" et "Princesse Czardas" dans le sud de la France, tournée abrégée par le déclenchement de la Seconde guerre mondiale. À la radio, Caro Lamoureux se fait entendre quelques fois au «Théâtre de l'opérette» (SRC) que réalise Georges *Dufresne, notamment dans "Les dragons de Villar" (Maillard) aux côté d'Albert *Viau et Raymond *Cardin. Elle tient également la vedette dans de nombreuses productions des *Variétés-Lyriques jusqu'en 1945 où elle abandonne sa carrière pour se consacrer à ses commerces de fleuriste.
"

Biographie sur le site Encyclopédie Canadienne


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