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Jamil




Auteur, compositeur et interprète né le 17 mai 1961 à Montréal, il aura vécu au Québec, en Égypte, au Maroc, en France avant de revenir au Québec pour finalement s'y établir. Son père est musulman, sa mère est catholique et son ex-femme était mormon, on peut dire qu'il a subi des influences religieuses drôlement disparates. Chose certaine, Jamil ne se cache pas pour dire et chanter ce qu'il pense au risque de choquer les politiquement corrects et les bien pensant.

De son vrai nom Jamil Azzaoui, il a passé les 20 dernières années à flirter avec la scène sans jamais en faire son activité principale. Animateur à CIBL de 1981 à 1985, il fréquente le Bistrot d'Autrefois (maintenant le P'tit Bar), y côtoie les Jean Custeau, Sylvie Bernard, Anne-Marie Gélinas, Clotilde et autres chanteurs à texte. Pendant deux ans il présentera ses propres chansons à cet endroit et dans quelques autres boites de Montréal.

En 1985, il épouse Catherine Karnas et c'est avec elle qu'il commence sa carrière de promoteur pour ensuite ajouter les Dominique Faure, Marie-Claude de Chevigny et Nathalie Gauthier. C'est justement à titre de promoteur, gérant ou directeur artistique qu'il se fera une réputation de gagnant. La liste des artistes québécois avec lesquels il a un jour travaillé comprend les Robert Charlebois, Dan Bigras, Richard Desjardins, Luce Dufault, Isabelle Boulay, Sylvain Lelièvre, Madame, Julie Masse, Sylvain Cossette, Mario Pelchat et près de 200 autres artistes de la francophonie mondiale (Cabrel, Aznavour, etc).

Il travaille ensuite à la relance du Medley (sur les ruines du Vieux Munich) et lance finalement le Petit Medley au coin de Bellechasse et St-Hubert. L'endroit devient rapidement un lieu de rencontres privilégiées pour les artistes de la relève, Jamil faisant une large place aux jeunes artistes qui débarquent à Montréal. L'idée de chanter son matériel est toujours présente et il lance un album concept sous le nom de Pépé Inc, intitulé Greatest Hits. Il ne fait pas de scène sous ce nom pour conserver le suspense et l'anonymat de qui se cache derrière ce personnage virtuel. Malgré l'absence de présence physique, la chanson Un signe de toi réussit une percée à la radio montréalaise et québécoise.

Il lance finalement son premier album officiel en 2004, intitulé simplement Jamil, on y retrouve des chansons directes, irrévérencieuses, douces, solides et drôlement accrocheuses. Un style qui se veut un amalgame de Plume Latraverse, Georges Brassens, Renaud et Charlebois. Parmi les chansons de son album éponyme, je retiens Pitié pour les femmes, Mohamed, Les glands, C'est pas moi ça, Les Moitiés et Un signe de toi. Toutes les chansons sont excellentes ce qui en fait un album qui s'écoute bien du début à la fin.

L'année suivante, il récidive avec Pitié pour les bums, la suite logique du précédent. Il y signe la majorité des textes alors que l'un est de Martin Lavoie (Curriculum vitae) et un autre est de Micheline Goulet (La fille ben correct). Sa plume est toujours aussi incisive avec des chansons comme Irons-nous tous au combat (ciblant notre voisin américain et sa soif de conquète), Internet c'est pas net (sur les relations virtuelles pas toujours sincères), alors qu'il se fait plus tendre sur Lettre morte (un amour avorté), Y'en a plus de d'ça (reprise de C'est pas moi ça au féminin) et quelques autres. On peut noter la présence d'une certaine Virgo avec qui il partage les voix sur le duo de Des bébés partout.

J'ai cru noter une certaine douleur dans les yeux de Jamil quand il a interprété Irons-nous tous au combat ce soir, la pièce semble toucher une corde sensible chez le français d'origine marocaine. Il est à souhaiter que son cri du coeur soit entendu... Sur l'album, Jamil est accompagné de ses complices de scène habituels, Jean-Luc Thievent (percussions) et Julien Bradette (basse), lui-même s'occupant de la portion guitares. On retrouve aussi les cuivres de Claude St-Jean (trombone), Jean Sabourin (sousaphone), Ron Di Lauro (trompette) ainsi que l'accordéon de Nadine Turbide.

Son premier album s'est écoulé à plus de 17,000 exemplaires, ce qui est pas mal considérant le peu de support qu'il a obtenu du côté radiophonique. Le bouche à oreilles a fait un bout de chemin, à vous de faire le reste et de découvrir l'univers de cet artiste plus humain que nature.

Pour connaître tous les détails, je vous invite à lire la biographie présente sur son site Web.

Autres reportages, QuébecPop

Site Web Officiel




DISCOGRAPHIE





(1988, Disques Meydi, MDI-02)

Une dernière fois / Une dernière fois (instrumental)



(2004, Disques Leïla, CPLCD-2004-1)

C'est pas moi ça



(2004, Disques Leïla, CPLCD-2004-2DJ)

Les moitiés






Greatest hits (1996, Leïla, CPLCD200)

Les muezzins; L'amour et la guerre; Le parlement;

Un appel; Et c'est bien; Un signe de toi;

Tibétains sur la cruise à Marrakech; J'aurais voulu; L'amour c'est quelque chose;

Son corps qui balance.

(Disque produit sous le pseudonyme de Pépé Inc. /
Réédité le 7 février 2006)




Pitié pour les femmes (10 février 2004, Leïla, CPLCD-2004)

Pitié pour les femmes; Mohamed; Quand on est vieux;

Les Glands; C'est pas moi ça; Fuck faut qu'tu changes;

Je ronfle; Ça coûte cher; Je pète au lit;

Les moitiés; Un signe de toi.





Pitié pour les bums (13 septembre 2005, Leïla, CPLCD 2005)

Lettre morte; Le nombril; Internet;

Des bébés partout; La jeune fille du métro; La fille correcte (Ben correct);

I don't wanna go; Douces caresses; Mon curriculum vitae;

Irons-nous tous au combat; Un bouquet de fleurs; Tes bottes; Y'en a plus d'ça; Jam(il) session.






Je dure... très très dur ! (7 octobre 2008, Leïla, CPLCD 2008)

Poubelles; Les pendules à l'heure (La vie, l'amour, la merde); Les spermatozoïdes;

Daing daing; Mammaire; J'arrive; Chuis beau;

Est-ce que tu m'aimes ?; Lulu; Spray Net; Les boules bleues.






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