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Serge Fortin




Auteur, compositeur et interprète originaire de l'Abitibi Témiscamingue, Sorti d'une enfance dite "normale" à jouer au hockey, j'ai commencé à m'intéresser à la musique en même temps que la bière, les filles et les partys, rassemblant mes chums autour du piano familial pour fêter des soirées entières sur les chansons populaires de l'époque. C'est sur les airs de Gerry Boulet, "Faut que j'me pousse" que j'ai plaqué mes premiers accords. Rapidement, je me suis intéressé à la composition..

Lors d'un interview, Serge nous révèle: À la fin de mes études en 1996, le goût de jouer sur scène était présent, mais je n'avais jamais chanté dans un micro, je n'avais pas d'équipement sonore et encore moins d'argent pour m'en procurer. Un soir, mon vieux chum Dario, un peu sur la déprime, m'a demandé d'aller prendre une p'tite bière en ville avec chacun 5$ en poche. On discutait de nos problèmes respectifs, surtout d'argent, tout en dégustant lentement notre seule bière au menu de la soirée, s'imaginant se voir sur scène. En sortant du bar, j'ai aperçu des grosses machines de Loto Québec, nouvellement arrivée à l'époque dans le décor des bars, qui a suscité mon attention. J'ai décidé d'y mettre ma dernière piastre et celle de Dario. Sans trop savoir pourquoi ni comment, nous avons récolté 350$. Fous comme des balais, le lendemain on louait suffisamment d'équipements sonores pour se pratiquer pendant un mois.

C'est au début de juin 1996 que je faisais le saut pour la première fois comme chansonnier dans un bar devant mon public, (la barmaid accro, le gérant d'la sniff et l'addict des machines) et, tour à tour, devant la famille et les amis venant se relayer pour m'encourager poliment. Chemin faisant, de bar en bar, j'ai exploré différents styles musicaux pour plaire à l'auditoire, (Les portes du pénitencier, Hôtel California et encore… hum!…). On s'améliore parfois par la force des choses… enfin…

Le premier disque:
Fort de mes rencontres, de certaines réactions et de ma volonté d'en faire plus, j'ai commencé à rêver d'un album professionnel. De démo en démo, j'ai lancé des appels et sollicité l'industrie. Au printemps 2002, j'ai trouvé niche chez Disques Artic et enregistré au Studio Multisons sur le même piano que Gerry Boulet…lequel, j'avoue avoir une une grande admiration à Gerry Boulet et ce dès mon plus jeune âge.

Au fil du temps, j'ai signé quelques compositions que je désirais faire entendre. J'ai réuni un groupe de musiciens pour offrir mes services lors de festivals d'été en région, de téléthons, de fêtes nationales et de partys de bureau. C'est en faisant des premières parties et des fins de soirées d'artistes en vogue que j'ai pu me faire connaître un peu en mon nom propre et prendre de l'expérience tout en continuant de faire du chansonnier sous l'appellation Duo Magné-Tisse.
Il commence à jouer dans les bars en 1996, touchant tous les styles, explorant ses capacités et son désir d'être sur scène. Il se met à composer ses propres chansons et à les faire entendre autour de lui. Il se forme un groupe au nom de Magné-Tisse et travaille dans différents festivals, réchauffant la salle pour d'autres artistes plus connus tout en rêvant à son premier album.

La chance est venue du côté des disques Artic qui lui ont permis d'enregistrer ce premier album au studio Multisons... sur le même piano que Gerry Boulet utilisait à l'époque. La boucle est bouclée.

L'album comporte 11 compositions de Serge, des musiques vibrantes, un son folk contemporain (comme ils disent) et des textes forts. Une excellente production. Le titre est révélateur et Serge l'explique ainsi:

"Pas plus poète qu'un fusil signifie beaucoup de choses depuis les débuts de ma vie musicale à aujourd'hui: une phrase floue, mille et mille autres images, des mots, des rêves, un poème, des notes, une chanson, une tristesse, une suite d'événements, de l'insomnie, un changement de cap, un projet, un mode de vie, un long parcours, de multiples détours, des frustrations, des rencontres inattendues, des rires intenses, des incertitudes, des querelles, un accomplissement sans remord ni regret et finalement, un titre d'album."

En 2003, Serge fait partie de la distribution de la version québécoise du spectacle Le Petit Prince du compositeur européen Richard Cocciante.

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Pas plus poète qu'un fusil 2002 Oui


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