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Sandra Dorion




BIOGRAPHIE




Native de la ville d’Aylmer en Outaouais, Sandra Dorion voit le jour en 1963, d’un père musicien et entrepreneur en construction et d’une mère qui demeure au foyer afin de voir aux besoins de ses trois sœurs et trois frères.

Elle exprime précocement le désir d’apprendre à jouer des instruments de musique et suit des cours d’accordéon dès l’âge de cinq ans.
Viendront ensuite la guitare, l’orgue et la batterie qu’elle manie avec bonheur lors des fêtes familiales sur des airs de country rock et de western, pendant que son père l’accompagne au violon et au banjo.

Elle interprète également avec ses frères, les hits anglophones de l’époque.
Constatant rapidement le talent de ses enfants, le père de Sandra l’inscrit avec deux de ses frères à des concours d’amateurs qu’ils gagnent presqu’à chaque fois. Même le titre de reine du carnaval d’Aylmer, à l’âge de 10 ans, que la jeune Sandra remportera grâce à sa prestation de la chanson « Angélique » de Christian Vidal en s’accompagnant à la guitare.

L’un de ces concours d’amateurs la marquera plus que les autres alors qu’elle avait environ quinze ans.
Toujours accompagné de ses frères et surveillé par leur père, le trio participe à un concours tenu dans un bar de son Aylmer natal.
Le même soir, le groupe Eagles donnait un concert à Ottawa. Le hasard a voulu que trois des membres de la formation : Glenn Frey, Don Henley et Timothy B. Schmit, se sont retrouvés dans ce même endroit après leur spectacle. Au moment de monter sur scène, le père de Sandra, constatant la présence des trois stars, demanda à Sandra de chanter « Lyin’ Eyes », un des premiers grands succès des Eagles, que les trois musiciens amateurs connaissaient par cœur. Touchés, Glenn, Don et Timothy sont montés sur scène terminer la prestation avec eux.

Tout en poursuivant ses études, Sandra va continuer de s’inscrire à des concours d’amateurs en Outaouais jusqu’à devenir son passe-temps préféré et lui fournir l’argent nécessaire pour sortir et s’amuser avec ses amies.

En 1982, Sandra et son frère aîné deviennent membres du groupe Énergie qui s’inscrit à un concours tenu à l’échelle provinciale et qui compte parmi ces autres participants le groupe Nuance. Sandra décide de ne pas se présenter à ce concours et se fait remplacer par une chanteuse. Énergie décrochera la deuxième position alors que Nuance remporta le premier prix.

L’année suivante, le groupe Nuance perd les services de son chanteur et demande à Sandra Dorion si elle désire une carrière à l’échelle nationale. Après avoir accepté, le groupe se dirigera vers Daniel Séguin en qui ils voient le gérant idéal pour mener à bien leur projet. Un enregistrement démo est produit avec les titres « Amour sans romance » et « Vivre dans la nuit ».

Conquise et convaincue du talent du groupe, la nouvelle compagnie de disques Isba leur propose rapidement un contrat, qui fut signé en 1985 avec Nick Carbone, dépisteur de talents devenu presque légendaire par la suite.

La suite, nous la connaissons tous.
Leur premier 45 tours, « Amour sans romance », s’installera facilement dans les premières positions du palmarès et sera suivi, en mars 1986, par la sortie de « Vivre dans la nuit » qui fracassera bien des records.
Plus de 80 0000 exemplaires s’écoulent en quelques semaines au Québec (100,000 en tout) et le groupe reçoit un disque d’or et platine pour l’album du même titre qui atteste le succès de cette chanson, le Ampex Golden Reel Award, en plus des nombreux prix qui suivront, dont : Félix pour le groupe « Découverte de l’année » en 1986 et deux autres Félix l’année suivante pour le « 45 tours le plus vendu » (Vivre dans la nuit) et celui de « Groupe francophone de l’année ».

Toujours en 1987, Nuance reçoit une nomination dans la catégorie « Découverte de l’année – Groupe » au gala des Juno à Toronto. Le groupe fut également honoré en recevant un prix du magazine Radio-Activité pour la chanson «Vivre dans la nuit » qui a accompli l’exploit de s’être maintenue dans le palmarès des radios québécoises pendant plus de 52 semaines consécutives. En 1997, « Vivre dans la nuit » était reconnu comme l’un des Classiques de la Socan pour avoir tourné plus de 25,000 fois à la radio.

Une tournée québécoise de plus de 40 villes s’amorçait pour Nuance en 1987 et fut le sujet d’un documentaire-réalité réalisé par Musique Plus. Trois autres chansons se logeront en première position du palmarès québécois (« Libre », « Sans être aimée », « Et moi qui croyais »). Leur rentrée montréalaise au Spectrum de Montréal affiche complet et un enregistrement de ce spectacle donne naissance au deuxième disque du groupe intitulé : Nuance Sandra à suivre… Une première vidéocassette sera réalisée par la chaîne de télévision TVA pour le même disque.

Le groupe commence à battre de l’aile et un choix s’impose. Dès 1987, Sandra Dorion manifeste le désir de faire une carrière solo, mais accepte de respecter ses engagements et le 27 septembre 1988 est lancé ce qui sera le dernier album du groupe, intitulé Journal intime, racontant l’histoire courte et intense de la formation. Sandra Dorion quitte définitivement Nuance en 1989 et préfère retourner dans l’anonymat… en silence.

1990. Sandra retourne sur les bancs d’école afin de compléter un diplôme collégial et fait une entrée dans le marché du travail en tant que secrétaire juridique. Elle épousera son gérant et producteur de l’époque, Daniel Séguin, le 26 août de la même année. Patrice et Marie Pier, les deux enfants de Daniel (d’un précédent mariage), viendront compléter la nouvelle famille reconstituée.

Quelques années plus tard, soit en 1996, Sandra décide de mettre sur pied sa propre entreprise : une garderie pour animaux, Grujos et Délichat, qu’elle devra abandonner trois ans plus tard en raison d’une grossesse difficile qu’elle vivra alitée jusqu’à l’accouchement. Une première fille nommée Camille viendra au monde le 12 mai 1999, suivit de sa sœur cadette Sarah Charlie le 26 août 2001. C’est le bonheur total!

La vie bascule en 2003, lors d’un examen routinier à la clinique que fréquente l’aînée, Camille. Elle est diagnostiquée du diabète de type 1 (insulinodépendant). Elle n’a que quatre ans. Au cours des jours suivants, la famille doit rapidement comprendre comment prodiguer les soins quotidiens que la santé de Camille requiert. Sandra délaisse toutes ses activités et se consacre totalement à sa fille, devenant même son infirmière personnelle.

Les deux années suivantes ne seront pas des plus faciles pour la famille : horaires stricts d’injections sous-cutanées, repas aux heures fixes, et sorties en familles délaissées. Mais chacun s’adaptera à cette nouvelle réalité malgré les nombreux sacrifices exigés.

En 2005, Sandra et Daniel sont approchés par l’équipe de la Clinique du diabète pédiatrique de Gatineau afin qu’ils puissent offrir leur appui pour une campagne de financement. Avec les efforts de commerçants et des citoyens de la région de l’Outaouais, un tournoi de golf est organisé et la somme de 20 000 $ est recueillie. La rencontre d’une représentante de Medtronic Canada, Gaby Boucher à ce moment, aide Sandra à obtenir une pompe à insuline gratuitement, que celle-ci remettra à la clinique afin de l’offrir à un enfant dont les parents ne peuvent payer les coûts énormes de 7 000 $. Au cours de la même année, Sandra et Daniel amorcent les démarches pour l’obtention de la pompe à insuline pour leur fille Camille.

Un an plus tard, Camille est finalement branchée à son appareil et reçoit, le même jour, le diagnostic de la maladie du cœliaque (allergies au gluten). Sandra ne se laisse pas abattre et relève les manches une fois de plus. À la même époque, elle préparait doucement un retour sur disque afin d’entamer une carrière solo. Le projet est vite relégué aux oubliettes! La vie de Sandra se résume aux soins de ses filles, dont la cadette Sarah Charlie, qui recevait quelques années plus tard, le même diagnostic de la maladie du cœliaque que sa sœur.

En septembre 2010, Daniel Séguin, animateur de radio-télé, producteur et gestionnaire de produits artistiques, reçoit une demande de projet pour la chanson « Vivre dans la nuit ». La chanson est refaite avec de nouveaux arrangements pour un autre artiste, mais Sandra décide de revoir avec Daniel, la possibilité de réenregistrer elle-même une nouvelle version de la chanson dans le but de venir à nouveau en aide à la Clinique du diabète pédiatrique de Gatineau qui réclame un appui financier. L’idée première de Sandra fait son chemin, mais est vite transformée en un méga projet de disque. Onze chansons plus tard, Sandra Telle quelle, le nouveau CD de Sandra Dorion, sur étiquette Les Disques Quoi !, sera lancé le 14 novembre 2011 (journée mondiale du diabète - en magasin le lendemain).

En plus de la pièce réarrangée et remixée de « Vivre dans la nuit », Sandra signe plusieurs textes en collaboration avec son réalisateur, arrangeur et compositeur des pièces musicales, Michel Le François (réalisateur de 71 chansons ayant atteint le Top 40 du palmarès québécois) qui sera également son chef d’orchestre pour la tournée de spectacles à venir.

Afin d’appuyer la cause du diabète, Sandra et sa fille Camille ont accepté de s’associer à Medtronic Canada en tant que porte-parole, dans le but de promouvoir l’éducation et la prévention du diabète et de ses défis. Déterminées dans leur mission, elles continueront d’appuyer la Clinique du diabète pédiatrique de leur région ainsi que le Camp Carowanis de Sainte-Agathe-des-Monts (chapeauté par la Fondation pour les enfants diabétiques du Québec) qui offre des séjours aux enfants atteints de cette maladie plus répandue que ce que l’on pourrait croire.

Vingt-cinq années après avoir été l’une des grandes stars du Québec, Sandra Dorion a acquis la maturité et la sagesse lui permettant aujourd’hui de montrer ses vraies couleurs, ses véritables influences musicales et de se dévoiler Telle quelle !



DISCOGRAPHIE





Telle quelle (2011)

Chaleur du sud - Je vis en silence - Le loup s'endort -

A l'abri des tempêtes - I really wanna know - La route des boulevards -

Hide and play - Je ne veux pas grandir - Déjà minuit -

Vivre dans la nuit - Don't turn and walk away -







Recherchiste: Jean-Marie Tremblay
Conception: Gilles Dussault






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