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Mathieu D'Astous




Né au Nouveau Brunswick en 1975 (ou 1976), plus précisément à Moncton, Mathieu a grandi à cheval sur les deux langues officielles du pays et au bord de la mer, deux éléments qui influenceront l'ouverture musicale dont il fait maintenant preuve.

Il se joint au groupe Zéro Degré Celsius à l'âge de 18 ans, une aventure qui durera 3 ans pendant lesquels il fera ce qu'il appelle du "rock organique". Avec le groupe, il a eu l'occasion de donner plusieurs spectacles au Canada et en Europe, dont le Festival Rock Pop de Bratislava (Slovaquie 1994), et le Festival International du Printemps de Bourges (France 1996).

Après la dissolution du groupe, il fait un voyage initiatique en Afrique où son besoin de grand large et de découvertes est comblé. Il en revient avec des rythmes et des musiques du monde plein ses bagages. Son style musical se veut maintenant un amalgame de rock, de musiques du monde et de folklore acadien. Armé de son nouveau matériel, il donne plusieurs spectacles chez lui au Nouveau Brunswick ainsi qu'au Québec, entre autres les Espaces Émergents et le Festival Vue sur la Relève de Montréal.

Il lance son premier album solo intitulé Ada en 2002 au Nouveau Brunswick et à Montréal en juin 2003. Sur le disque, il est accompagné de Roland Bourgeois, Les Païens, Chris Mersereau (El Fuego), Jac Gautreau (Les Méchants Maquereaux), Les Muses, Tim Issac (Issac & Blewett) et Stacey Ricker (Sol). On y retrouve 6 chansons en français, deux en anglais et les deux dernières sont bilingues.

Le disque nous offre justement cet amalgame entre le folk, le rock et les musiques du monde, majoritairement teintées de rythmes africains. C'est encore plus évident quand on le voit en spectacle, accompagné à la fois d'un percussionniste et d'un batteur. L'enveloppe musicale qu'il crée pour ses chansons est synonyme de grands espaces et de quête intérieure. Le premier extrait de l'album, la pièce Monte le tempo, a tellement joué sur les ondes des radios québécoises en 2002 qu'elle a remporté la troisième édition du concours de pistage radio organisé par le bureau de promotion à Montréal.

En 2005/2006, il lance un deuxième album magnifique, intitulé Les Méandres. Pour cet album, Mathieu s'est entouré du réalisateur Claude Fradette qui a aussi joué du lapsteel, des claviers, guitares et dobro, de l'auteure compositrice Ginette aux voix, claviers et accordéons, de Denis Surette aux guitares, de Marie-Soleil Bélanger au violon, de même que plusieurs autres musiciens. S'inscrivant dans la suite logique de l'album précédent, Les Méandres définit encore mieux l'univers musical particulier de Mathieu. Sans nécessairement se limiter à un cadre inflexible, on reconnaît la capacité de Mathieu de créer une musique qui est tout à fait la sienne, facilement reconnaissable par son enveloppe musicale qui trouve le moyen de vibrer au diapason avec l'auditeur.

Le premier extrait radiophonique est la pièce Ophélie et elle obtient un succès fort encourageant autant au Nouveau-Brunswick qu'au Québec. Après une seule écoute, je retiens aussi les chansons Dernière messagère et La mouche à miel, de même que la pièce-titre, Les méandres. Une musique qui se veut universelle, intemporelle et originale, tout en étant personnelle, un défi difficile à relever, ce que Mathieu a réussi avec brio encore une fois.

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Albums Année En Collection
Ada 2002 Oui
Les méandres 2006 Oui


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