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Daniel Bélanger




Daniel Belanger De la trempe des Michel Rivard et Paul Piché (selon moi), Daniel Bélanger a émergé au début des années 90. Je me souviens que je ne pouvais cesser d'écouter Les Insomniaques s'amusent quand j'ai découvert le disque.

Je l'ai vu en spectacle une première fois au Spectrum vers 1993, et il nous avait donné une prestation scénique époustouflante. Même résultat en 2002 sur la scène du vieux théâtre de Terrebonne.

Son album Rêver Mieux a longtemps trône au sommet des ventes de disques québécois depuis plusieurs semaines. En 2003, il lance un nouveau disque très différent où il utilise une match de boxe comme trame de fond. Le résultat est plus difficile d'accès que le précédent.

De retour après une absence de 4 ans, il lance L'échec du matériel au début de 2007. Il faudra attendre un peu pour voir s'il connaîtra le même succès que Rêver mieux.

Somme toute, il est un excellent auteur compositeur interprète, qui sait marier les textes et la musique d'une façon à gagner le public des boites à chansons et des palmarès.

Site Web officiel

Québec infomusique

Site Web Le Parolier


DISCOGRAPHIE


(1992, Audiogram, ADCD 5148)

Opium




(1992, Audiogram, ADCD 5161)

Quand le jour se lève




(1992, Audiogram, ADCD 5170)

Sèche tes pleurs




(1992, Audiogram, ADCD 5193)

Ensorcelée -




(1993, Audiogram, ADCD 5203)

Désespéré




(1993, Audiogram, ADCD 5211)

Le bonheur




(1996, Audiogram, ADCD 5238)

Les deux printemps




(1996, Audiogram, ADCD 5253)

Sortez-moi de moi




(Janvier 1996, Audiogram, ADCD 5245)

Les temps fous




(Janvier 1996, Audiogram, ADCD 5267)

Le parapluie (edit radio)




(1996, Audiogram, ADCD 5275)

Cruel (Il fait froid on gèle)




(1999, Audiogram, ADCD 5305)

En mon bonheur (Tout toi me manque)




(2000, ViK Recordings, BQP 115 / avec Sylvie Paquette)

Garde-moi (version edit) / Garde-moi (version originale)




(2001, Audiogram, ADCD 5351)

Te quitter




(2001, Audiogram, ADCD 5346)

Rêver mieux




(2001, Audiogram, ADCD 5369)

Fous n'importe où




(Octobre 2002, Audiogram, ADCD 5353)

Chante encore




(Octobre 2002, Audiogram, ADCD 5363)

Dans un Spoutnik




(2002, Audiogram, ADCD 5381 DJ)

Dis tout sans rien dire






Les insomniaques s'amusent (Juin 1992, Audiogram, ADCD 10066)

La folie en quatre - Ensorcelée - Sèche tes pleurs -

Désespéré - Ma dépendance - Opium - Quand le jour se lève -

Le bonheur - Jamais les heures - Mon retour - L'autruche


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Au nom de l'amour (1993, Au Nom de l'Amour, ANL CD 666)

Sensation - Au nom de l'amour (avec le groupe)

(Autre titres par divers interprètes)




.

La Symphonie du Québec (1994, Audiogram, ADCD 10094).

(Spectacle de clôture des 6e FrancoFolies de Montréal, le 13 août 1994 à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts)

Je voudrais voir la mer (avec Sylvie Tremblay, Michel Rivard, Laurence Jalbert, Richard Séguin et Paul Piché) -
Désespéré - Le privé (avec Louise Forestier, Sylvie Tremblay et Michel Rivard) - Opium -

Au nom de la raison (avec Laurence Jalbert) - La lune d'automne (avec Michel Rivard et Richard Séguin) - Quand le jour se lève -

Voilà c'que nous voulons (avec Paul Piché, Michel Rivard, Laurence Jalbert et Richard Séguin).

Autre titres par divers interprètes




Quatre Saisons dans le désordre (Mai 1996, Audiogram, ADCD 10090)

Quatre saisons dans le désordre - Sortez-moi de moi - Les deux printemps -

Monsieur Verbêtre - Respirer dans l'eau - Cruel (Il fait froid on gèle) -

La voie Lactée - Les temps fous - Imparfait -

Le parapluie - Je fais de moi un homme - Projection dans le bleu - Primate électrique

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Noël c'est l'amour (1997, Audiogram, ADCD 10111).

Le sentier de neige (avec Le Boum Ding Band)

(Disque du Boum Ding Band)




Tricycle (Juin 1999, Audiogram, ADCD 10123).

Disque I
Tournée "Les insomniaques s'amusent"

La folie en Quatre - Mon retour - Ma dépendance - Sortez-moi de moi -

L'autruche - Le parapluie - Jamais les heures - Opium -

Bon souvenir - Ces bottes sont faites pour marcher - Donne-moi ta bouche -

Sensation - À la vie, à l'amour - Ah! Ce qu'on est bien... (extrait) - Chaque jour se vit d'espérance

Disque I I
Tournée "Quatre saisons dans le désordre"

Quatre saisons dans le désordre - Sortez-moi de moi - Sèche tes pleurs - Cruel -

Projection dans le bleu - Monsieur Verbêtre - Imparfait - Désespéré -

Le bonheur - Quand le jour se lève - Opium - Primate Électrique - Si tu pars (improvisation)

Disque I I I
Tournée "Seul dans l'espace"

Planète solitude (inédite) - Ensorcelée - J'fais de moi un homme - Les deux printemps -

Projection dans le bleu - California - Les temps fous - Le bonheur -

Les vieux entrepôts (inédite) - Respirer dans l'eau - En mon bonheur (tout toi me manque) -

Assurancez-vous - Poulet tandouri - Florence !




Souvenirs de trois (2000, Vik Recordings, 74321 80819 2).

Garde-moi (En duo avec Sylvie Paquette)

(Disque de Sylvie Paquette)




Rêver mieux (16 octobre 2001, Audiogram, ADCD 10150).

Air pur - Dans un Spoutnik - Une chanson pour moi -

Tu tombes - Intouchable et immortel - Te quitter -

Fous n'importe où - Chante encore - Comme de vrais amants -

Dis tout sans rien dire - Revivre; - Rêver mieux - Fugue en sol inconnu


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Déflaboxe (18 novembre 2003, Audiogram, ADCD 10137).

Intro - Round 1 - Round 2 -

Round 3 - Round 4 - Round 5 -

Round 6 - Round 7 - Round 8 -

Round 9 - Round 10


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Nelligan (6 décembre 2005, CBC, SMCD 5237-2).

Enregistré à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts à Montréal les 18 et 19 février 2005)
La chasse-galerie.

(Autres titres par divers interprètes)




L'échec du matériel (3 avril 2007, Audiogram, ADCD-10202).

La fin de l'homme - Manière de parler - Télévision -

Drôle de personne - Fermeture définitive - Amusements -

Tout à coup - Plus - Demain, peut-être -

La collision - L'échec du matériel - Relié - Je suis mort - Sports et loisirs




Cinéma cinéma (26 février 2008, Musicor, MUPSCD-6350, Compilation).

Tourner (inédit - 2005).

(Autres titres par divers interprètes)




Nous ( 10-11-2009, )

Reste - Facile - Qui ne suis-je -

Si l'amour te ressemblait - Jamais loin - Le toit du monde -

Céleste - Impossible - J'aime ton soleil -

L'équivalence des contraires - Roule - Mieux vaut voler - Tu peux partir -

Nous, le nouvel album de Daniel Bélanger a pris naissance dans le laboratoire de l’artiste, quelque part en mars dernier. Avec son acolyte JF Lemieux à la co-réalisation, Daniel s’est plongé l’été dernier dans des sessions d’enregistrement au studio de Pierre Marchand à Montréal. La prise de son et le mixage sont de Pierre Girard et le mastering a été effectué par Adam Ayan du Studio Gateway, à Portland (MA).



- DVD -


Joli chaos (28 novembre 2008, Audiogram, ADCD 10255, Compilation).

DC 1 :
Sèche tes pleurs - La folie en quatre - Ensorcelée - Opium -

Quand le jour se lève - Sortez-moi de moi - Cruel (Il fait froid on gèle) - Les deux printemps -

Imparfait - Je fais de moi un homme - Intouchable et immortel - Fous n'importe où -

Dans un Spoutnik - Dis tout sans rien dire - Rêver mieux - L'échec du matériel -

La fin de l'homme - Amusements - Je suis mort

DC 2 :
Jamais content - C'est la loi - En ce monde -

Les criquets - Soleil gratuit - Étreintes -

L'aiguiseur de ciseaux - Imparfait (mix inédit) -

Joli chaos - Le dernier souffle.






Recherchiste: Jean-Marie Tremblay
Conception: Gilles Dussault








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L'autruche
Je boirai tout ce qu'il reste à boire
Et je m'en irai tout étourdi encore
Et puis j'irai prendre le métro
De l'autre côté du pointillé
Pour faire sourire ma mort

J'étais venu pour une seule bière
Mais le désert, sa grande misère
C'est qu'il donne soif
L'orgueil est une super équerre
Qui vous fait droit
Mais c'est un outil qu'use aussi la vie
On n'en fait plus des péchés
Mais on en fait encore des bêtises

Ceux qui font l'autruche toute leur vie
Finissent peut-être avec une cervelle d'oiseau
Eh bien moi j'veux pas
retour
Mon retour
N'attends surtout pas mon retour
Le temps s'en va et prend
Avec lui l'amour...
Tu diras que c'est moi
Qui a fui sans bravoure
Mais je refusais de droit
L'usure des jours...

Non, n'attends pas mon retour
Non, n'attends pas mon retour

Tes aubes claires
Faisaient chacun de mes sourires
Mais chacun de mes déserts
Étrange faut-il le dire

Et si le temps s'oppose à l'oubli
Si ton amour est plus fort
Je sais ce que tu voudras faire
M'expédier aux enfers
Que j'y brûle et m'y réduise
En cendres sur lesquelles déjà tu «victimises»

Non, n'attends pas mon retour
Non, n'attends pas mon retour
Non, n'attends pas mon retour...
retour
Jamais les heures
N'y a-t-il au bout des heures
Qu'un jour qui finit?
N'y a-t-il au fond des coeurs
Que des souvenirs aigris?
Le premier qui répond oui
J'le fais canard sous la pluie

Mauvais truqueur
Je trompe parfois mal l'ennui
Mais on ne fait pas d'erreur
je m'dis qu'on ne fait que la vie
Et le premier d'accord, oui
J'le fais roi et puis mon ami
Et puis mon ami

Jamais le temps ne me réprimande
Mais il me retourne à ma nuit
Quand j'sais plus où j'en suis
Je dis à ma tête : «Fais de l'air
Mais laisse mon coeur laisse-le faire»
N'y a-t-il au fond des fleurs
Que des gouttes de pluie?
Est-ce qu'avoir du bonheur
C'est se perdre un jour aussi?

Jamais le temps ne me réprimande
Mais il me retourne à ma nuit
Quand j'sais plus où j'en suis
Je dis à ma tête : «Fais de l'air
Mais laisse mon coeur laisse-le faire»

Jamais le temps ne me réprimande
Mais il me retourne à ma nuit
Quand j'sais plus où j'en suis
Je dis à ma tête : «Va n'importe où
Mais laisse mon coeur ou j'deviens fou»

Je m'dis qu'on ne fait que la vie
retour

Le bonheur
Un crocodile
M'a fait un drôle de jour
Quand je l'ai vu pleurer
Aidé d'un faux chagrin
Mangea du zoo le gardien
Venu le consoler
J'en garde un souvenir
Une leçon devrais-je dire
Ne pouvant plus s'effacer
Les histoires font ce qu'elles veulent
Confondent l'âme à une gueule
Et la passent à tabac

Ainsi ce reptile
Aussi au fond sait-il
Ce qu'il m'a fait de tort?
Je ne vois plus sous les cils
Des yeux les plus dociles
Que des ruses d'alligator
Alors je marche dans la rue
D'un pas si retenu
D'un pas si discret
Je me veux transparent
Dix fois plus que le vent
Je suis malheureux pour vrai...

Je sais le malheur c'est comme le reste
Moins on en entend parler
Et moins ça nous intéresse

Je ferai des valises
Des souliers qui reluisent
De ce croco singulier
J'irai dans ce zoo
Le tuer d'un bon coup
De madrier
C'est lui qui paiera
Pour la haine que j'ai
Tout au fond de mon coeur
Il va satisfaire
Le prix de ma colère
Pour le monde entier

Je sais le bonheur c'est comme le reste
Moins on en entend parler
Et moins ça nous intéresse

Je sais le malheur c'est comme le reste
Moins on en entend parler
Et moins ça nous intéresse

Je sais le bonheur c'est comme le reste
Moins on en entend parler
Et moins ça nous intéresse
retour
Quand le jour se lève
C'est la nuit
Il y a un clair de lune
Je suis dans la brume
Et quand le jour se lève
Je m'appuie, princier et fidèle
Sur Phébus en son ciel
L'espoir c'est l'aube nouvelle
C'est quand le jour se lève
Quand le jour se lève

J'y meurs d'envie
D'aller vers sa lumière
De parcourir la terre
Avant qu'elle ne m'enterre
Faire de la vie
Un feu sans brûlure
Tout boire le clair-obscur
De l'aube qui s'achève
Quand le jour se lève
Quand le jour se lève
Quand le jour se lève
Quand le jour se lève

Tes yeux sont des flots bleus
Une force que rien n'atténue
Pas même le soir ou quand il pleut
Même sous un chagrin de plus
Quand le jour se lève

Tout est tranquille
La nuit est sans intrigue
Le temps joue les mers d'huile
Et mon âme les navigue
L'aurore l'escorte
Faisant aquarelles
Des lueurs les plus belles
L'espoir c'est l'aube nouvelle
C'est quand le jour se lève
C'est quand le jour se lève

C'est la nuit
Il y a un clair de lune
Je suis dans la brume
L'espoir c'est l'aube nouvelle
C'est quand le jour se lève
Quand le jour se lève
Quand le jour se lève
retour
Opium
Opium dans le ciel
Formes rondes, formes belles
J'ai des amis qui en abusent mais moi
Ma bohème s'use
Voie lactée, émeraude
La séance est avant l'aube
Les insomniaques s'amusent mais moi
Ma bohème s'use
Mais moi, ma bohème s'use

La terre pivote et autour d'elle
Des âmes flânent
une âme espère et l'autre rêve
Des âmes planent

L'espace garde en otage
Le lunatique en son ouvrage
Et le dauphin flou sous l'hymen d'eau
Que la lune suit de ses flambeaux
Vous les bonheurs célestes
Vous qui veniez dans ma cambuse
M'aimez-vous encore, aimez-vous ce qu'il reste
Une fois que le temps prend l'homme et l'use?
Que le temps prend l'homme et l'use...

La terre pivote et autour d'elle
Des âmes flânent
Une âme espère et l'autre rêve
Des âmes planent
retour
Ma dépendance
Quand l'aube traîne
Aux franges du jour
Avec le silence
Que d'autres savourent
Quand tous les mots
Ne disent plus rien
Plus rien de mieux
Que ce calme étrange

Moi les yeux grands ouverts
Dans mon lit et pas fier
Faudrait que la terre bouge
Et tremble si fort
Qu'elle puisse enfin
Me jeter sur elle
Sans toi la vie
Est moins la vie

Sans toi c'est sûr
Je perds d'avance

Sans toi c'est sûr
Je perds d'avance
Sans toi c'est sûr
Je perds d'avance
Maintenant, laisse-moi
Avec ma dépendance

Faudrait que la terre bouge
Et tremble si fort qu'elle
Puisse te faire changer d'idée...

Sans toi c'est sûr
Je perds d'avance
Sans toi c'est sûr
Je perds d'avance
Sans toi c'est sûr
Je perds d'avance
Va-t'en, laisse-moi
Avec ma dépendance
Laisse-moi...
Laisse-moi...
retour
Désespéré
Les joies nocturnes
D'un somnambule nu
Sont les oies blanches
Qui chantent le nord la nuit
Quand au printemps la terre
Fait mentir les désespérés

Il écoute bien sage
Sur une pierre saillante
Refroidie par le vent du large
Sertie de feuilles de menthe
Ignore-t-il qu'en son âme
Se trouve un désespéré?

Si le jour est sans discorde
S'il est heureux comme il le dit
Si le jour est sans désordre
Pourquoi fuguer la nuit
Comme un désespéré?
Chantez les oies
Chantez sans tumulte
Chantez que sa peine ne soit
Pas d'être un adulte
Chantez les airs, les amours de Borée
Pour ce désespéré
Pour tous les désespéré
retour
Sèche tes pleurs
J'ai jamais vu une fille
Pleurer autant pour un garçon
J'ai jamais vu l'amour
Créer de la haine de cette façon
Ses chagrins de jour
Vont finir dans ceux de la nuit
Faut la voir marcher d'un pas lourd
Comme si chaque pied pesait sur lui

Sèche tes pleurs, sèche tes pleurs
Je t'en prie sèche tes pleurs

Il y a quinze jours est parti
Celui qu'elle voulait pour longtemps
Est parti celui
Dont elle souhaite la mort maintenant
Qu'il crève, mieux, qu'il souffre
Qu'une fille le largue par-dessus bord
Que dans ses larmes comme moi s'étouffe
Que le sud de la fille lui fasse du nord

Sèche tes pleurs, sèche tes pleurs
Je t'en prie sèche tes pleurs

À qui veut bien l'entendre
Elle en dit du mal autant qu'elle peut
Le con, le chien, le salaud
Pas de gentillesse, pas de souvenir tendre
Et pleure et pleure encore
Qu'avec toutes les larmes qui tombent
J'ai pensé calmer mes remords
Et fournir en eau le tiers monde

Sèche tes pleurs, sèche tes pleurs
Je t'en prie sèche tes pleurs
Sèche tes pleurs, sèche tes pleurs
Je t'en prie sèche tes pleurs

Qui je vois c't'après-midi?
Son pauvre diable tout aviné
«Je l'aime et je m'ennuie»
Pourquoi tu vas pas la retrouver?
Et je me disais tout bas
Vas-y elle se meurt de te revoir
Cours-y me rendre service à moi
Boucher l'affluent d'la mer Noire

Sèche tes pleurs, sèche tes pleurs
Je t'en prie sèche tes pleurs
Sèche tes pleurs, sèche tes pleurs
Je t'en prie sèche tes pleurs
Sèche tes pleurs, sèche tes pleurs
Sèche tes pleurs, ma soeur...
Sèche tes pleurs, ma soeur...
retour
Ensorcelée
Le ciel est sans berger
Tes yeux en fixent les langueurs
Ton âme en espère la douceur
Mais elle est une bête emballée

Je vais aux limbes les vendredis
Et tous les autres jours que je peux
Viens avec moi pauvre étourdie
Si tu veux tu peux dire adieu
À cette bête affolée

Ensorcelée
Sans calme et sans repos jamais
Ensorcelée
Sans calme et sans repos

J'ai quelque part dans un cahier
Des inscriptions mathématiques
Quelques lois de probabilité
Pour soulager les excentriques
Dont l'âme est emballée

Ensorcelée
Sans calme et sans repos jamais
Ensorcelée
Sans calme et sans repos

Ensorcelée
Sans calme et sans repos jamais
Ensorcelée
Sans calme et sans repos

Ma joie en est une tendre
Ensorcelée
Celle de m'étendre à tes côtés
Sans calme et sans repos jamais
Et si la fin doit un jour venir
Ensorcelée
C'est à tes flancs qu'elle devra me saisir
Sans calme et sans repos
retour
La folie en quatre
S'il fallait qu'un de ces quatre
Mon âme se disperse
Bien avant qu'elle ne s'écarte
Du corps qui la berce
Qu'un de ces quatre
Qu'un de ces jours, la folie...

S'il fallait qu'à cause d'elle
Ton nom s'efface de ma mémoire
Que si facilement ma cervelle
Se répète du matin au soir
S'il fallait qu'un jour
Ce jour se jure de ma folie...

En somme si mon âme oublie ton âme
Et que mes yeux oublient tes yeux
Ce sera le fruit de la démence
Et non la violence d'un aveu
Alors avant qu'un de ces jours, la folie...
Je t'aime
retour

Round 1
Pugiliste sans talent,
sans nul autre dessein
que de prendre le moins
de coups de gant
sur mon nez rouge comme l'enfer
je danse sur le ring comme si je savais le faire
observez bien sous mon front
s'exorbitent des yeux tout bons
je suis le grand des grands faire-valoir,
j'encaisse dans mon foie du mal dans un tiroir
et pour un morceau de sou, j'avale des coups
et par les soirs, comme dans un verre
je bois du nul, balbutiant ?Notre Père?
et je danse,
et je danse...danser, danser...
Et dans le temps de le rire,
je tomberai là dans le combat,
on me fera un compte de dix
et je vais souffrir sans pleurer,
cherchant le vin et le calice
martyrisé, indignisé
sombrant en son précipice
qu'est-ce que le l'homme est foncé
non mais qu'est-ce que l'homme est triste.
Pour avoir vu si souvent
d'aussi près le plancher
je pourrais être (tant pis)
dans un magasin vendeur de tapis
Aujourd'hui redebout,
presque frais et digne,
j'avance fier mais surtout
le ding fait ding...

Alors assis dans le coin aigre
d'un paradis ridicule,
on m'asperge de vinaigre
et on m'aère les testicules
on me fait cracher dans un bol
on m'aplatit le visage
je crache en levant du sol
tellement je crache mon âge.
Des souvenirs me jaillissent
du crâne jusqu'aux membres inférieurs,
ça pète comme du maïs
ça boum comme du c?ur
ils me rappellent que je plisse
derrière le temps qui passe
me ramènent à moi dans le supplice
du perdant qui s'encrasse.
retour
Round 2
Chiffon juteux, je me lève
le cul glissant, le pied d'athlète,
le sang chaud qui crève
d'un cerveau mou qui brète
voyez, des deux, c'est moi l'imbécile
je singe les méchants,
je dégouline et hyperventile
je m'abîme dans le champ
je sais bien qu'il va me défigurer
je le sais bien
je sais bien qu'il va me défigurer, je le sais...
Je tiens croche sous mon poids
mais je tiens quand même debout.
Le match est jeune et vert
l'alcool coule à flot.
Je suis vieux et me fiance à l'air
de l'aréna où il fait chaud
y fond mon temps, y fond mon drame,
tous deux comme des métaux
je ne suis pas élégant mais je suis calme
ah les Hommes sont aussi des animaux.
Je tourne, tournoie,
avance et recule,
je suis un dindon Canadois
qui veux être grave pas ridicule,
j'existe pour statisticiens
sur du papier-peint noir
je suis le trépas des batraciens
massif et sans retard

PAF PAF, PAF ET REPAF!!!
je perds mon protecteur buccal
je suis le repas des cannibales
ça chante et ça chahute
je bous dans le chaudron et je cale
tohu-bohu sauvage et moi je jute
je tourne, tournoie et danse,
l'océan me brûle les yeux,
j'aboie, je crie, je lance
je lance : ?Où est mon père? Où est Dieu??

Dieu est un mot dit
par l'Homme sans lendemain
quand il est mieux, il l'oublie
quand il retombe de nouveau,
quand il retombe, s'en souvient...
retour
Round 3
Je vais mieux
mon corps vibre et se soigne
ses pompiers, ses docteurs, ses ramancheux
concourent en mon corps et gagnent.
Je le vois ce pantin
frais comme un brouillard auroral
maillot rouge et regard de crétin
il est ici chez lui ce putois boréal.
Je vais fendre son visage et puis
lui obstruer l'avenir après
écrapoutir son foie aussi
investir son cervelet
et...

Bang!!!

L'air n'est plus à mon corps
qu'un souvenir épais,
j'étouffe, j'étouffe
le jour s'enfuit
je tombe, il fait de moi un objet dont il jouit
les sons deviennent des gaz
je suis un fantôme indéfini,
l'Homme se croit grandi même quand il écrase
d'insignifiants motifs sur le tapis
moi, poisson plat, moi poisson-Monet
le mal et le visage défait
les plis et les yeux violets
qu'est-ce que je suis laid,
qu'est-ce que je suis laid
je suis laid, je suis si laid
bang, bang bang, bang, bang bang bang
bang bang, bang,
venez voir mon avaloir lippu
se tordre, gluant et nu
s'abreuver à mon nez tordu
voir mon front faire le mou pas cuit
voir aussi les choux où entre le bruit
je vois un diable souriant
spectaculaire et pressant
qu'enfin l'homme que je suis se relève
d'autant que les dix commandements
s'achèvent...ils s'achèvent...ils s'achèvent...
les dix commandements
s'achèvent...ils s'achèvent...

...et je reviens...peu à peu...
Conscient, mon regard revoit
on fait quatre, on fait cinq, on fait six,
on fait huit, on fait neuf enfin dix
là!!! je suis droit!!!!

Là je suis droit, je me bats
c'est un printemps, un dégel
c'est moi, tout éveillé, bien alerte
je suis un petit bazou manuel
fiable mais inquiétant quand on l'achète.
Je pourrais être un hélicoptère
guillotinant ceux qui pensent
que mon avenir n'est plus que derrière
que mon déclin s'incarne quand mes pieds dansent
bang, bang bang, bang bang,
ai-je encore l'âge de ce métier?
De ce cirque insensé, sourire, souriant,
me surnomme-t-on ?Le Fini Magnifique? allez...
?Le Grotesque Frappe-Dedans??
Qu'il est loin le temps de mon vrai visage
dont les traits arrondis faisaient du faciès l'éventail
du garçon doux et sage et en gage
de cerveau, du calme sous des cheveux au kilo
des rêves intacts, des rêves étanches
et des sentiments en vrac au comptoir du dimanche
sous les traumas coulait doucement
du nectar bien avant le sang,
ce sang est aujourd'hui
un dérivé de latex
un peu pauvre qui me conduit
dans un système complexe.
Quelqu'un quelque part
ne voudrait-il pas sur moi par hasard
souffler un tout petit vent de changement?
Clash et Clash et Boum
Clash et Clash et Boum
il est si rapide
je suis si lent
si lent...
retour
Round 4
Le lac est un miroir
le ciel, son ami intense
quelques nuages s'offrent au soir
je m'agrippe à ces trois silences
je vogue sur du verre
des ocres et des rouges explosent
dans le firmament des astres
nus devant le monde posent
des papillons sautillent
sur un plan liquide et noir
sous lequel des crapets dégoupillent
l'engin de leur appétit obligatoire
un hydravion se pose
de loin un moteur beugle
est-ce un taureau qui vole et qui ose
parier sur l'humour des aveugles?
Le soleil se couche
le continent fait semblant de rien
un seul sillon sur le lac me touche
moi, champion du monde demain...
Il me rentre dedans
en frappant comme un primate!!!
sans nul autre objet que son talent
moi sans nul autre talent que le mien : absent
il fait chaud, je ne suis pas, n'ai jamais été
que le légume talé d'un fantasme
moins que du nil et son pléonasme
l'échantillon d'un petit rien bâclé
où est mon père?
Le temps m'agace!!!

De retour du large
le sable effectue l'accueil
avec son sourire
à tout mon être, lui, un peu dans son cercueil
c'est vrai qu'il est fort
son art, son maillot, son style
tout se construit sans effort
il est le plus grand je ne suis pas imbécile.
Mon ange gardien moi était un coq
un jour je l'ai aperçu
il était rouge, noir et ventriloque
en plein combat, il me volait au-dessus.
Et sans que son bec ne s'active
il me dictait ses enseignements
mais moi qui suis unilingue, je n'ai pu le suivre
volatile hispanique, tu ne gardais que mon tourment
?BA BA BA BABOIP BABOIP? me disait-il
que dis-tu le coq, que dis-tu?
?BA BA BA BABOIP BABOIP?
mais je ne comprenais rien, c'était si subtil
RÉPÈTE LE COQ, RÉPÈTE
RÉPÈTE JE T'EN PRIE LE COQ, RÉPÈTE!!!
et puis j'ai saisi le message...
et puis j'ai saisi le message pas très doux :
FUCK FUCK FUCK FUCK FUCK FUCK FUCK YOUUUUUUUUUU!!!
Je n'ai jamais rien remporté que par défaut
j'en ai fait mon insignifiant salaire
j'ai toujours, toujours perdu par K.O.
ça crée rarement des lendemains
ou alors, ça en crée de très très ordinaires.
retour
Round 5
Je contredanse
balourd je puise à un fruit sec
un jus raréfié mais je contredanse.
Le public s'excite,
il refait soleil sur mon gris
On ne m'a jamais appris
à me fixer ailleurs que dans le moche
dans un mieux que rien que j'enduis
d'irrespect du moi, je m'en effiloche
je m'en effiloche...
J'ai longtemps cru que l'homme réussit
en autant qu'il soit chanceux,
que le bonheur lui est transmis
par les sentiers d'un St-Hasardeux
je suis entré en ce monde
par deux gants inhospitaliers
comment aurais-je dû savoir qu'à cet instant
il me fallait désobéir, tout au moins refuser, refuser...
refuser d'emprunter les chemins que mon père
m'avait fatalement creusés,
Quand même il ne faut pas exagérer,
je n'étais après tout qu'un nouveau-né!!!
deux gants aseptisés...deux gants....
Pafff!!! Pafff!!!
j'en reçois un, écervelant,
presque illégalisé...
ça me fait plonger,

ç a
m e
d o n n e

l e

g o û t
d e
m e
l a i s s e r a l l e r...

Ça me donne le goût de
me
laisser
a i s s e r
t o m b e r...






MON ENTRAÎNEUR, SES CONSEILS

MES GENOUX, JE PENSE À MES GENOUX!!!

NE PLIEZ PAS, NE PLIEZ PAS

MON SANG ME SENT PAR CENT

JE VOUS EN PRIE TENEZ-MOI!!!

LE DING VITE TOI VIENT INNOCENT!!!

JE ME PROTÈGE MAIS L'ENNEMI SE DÉCHAÎNE

LE TEMPS VITE LES INSTANTS!!!

PASSEZ, PASSEZ, ALLEZ ON ENCHAÎNE!!!

LES CÂBLES!!! LES CÂBLES, RETENEZ-MOI

VOUS LES POUMONS, FAITES-MOI SIGNE!!!

TOI LE COEUR, LE COEUR POMPE, POMPE

POMPE, POMPE!!!!

Satellisé,
je suis un caillou orbitalisé
dans mon petit quatre-vingt-dix degrés
on me sparadrape, on me Q-tipe le moteur
tiens! j'ai des visiteurs...
entre autres, un docteur médicamenteux,
encore un pro devant moi, nerveux
tout mais jamais rien de féminin
pas même un verre d'alcool bénin
j'en trépigne, oh! j'en trépigne
pas même un seul petit bouquet...
retour
Round 6
Ce qui ferait mon coeur amoureux :
un espace frais et chlorophilien
les nénuphars d'un marais bleu
et de gras ouaouarons presque porcins
aussi des champignons comestibles
les plus digestes, les plus sympathiques
des spécimens dûment éligibles
au catalogue des plus gastronomiques.
Du monde animalier, on verrait bien
des sujets convoités et complexes
certains groupes, ailleurs éteints
vivraient chez moi dans les deux sexes
et puis...un gîte habilement décoré
sous de grands saules évanouis
des oiseaux joyeux, le vent approprié
un jour infini dont jamais le soir nuit
des étangs et du sable cristallin
où seraient plantés des parasols de coton
et des spiritueux aux goûts fins
couleraient des érables dans des bidons.
Voilà ce qui ferait mon c?ur amoureux...

Il est trop confiant
les autres l'étaient mais lui
un rien le fait fendant
je le frapperais même pour gratuit
puis j'ai moins peur pour mon pif
aplati et engourdi
j'ai l'entraînement des coups carabinés et vifs
lui, ah lui...se croit des Dieux béni...

Il n'est pas tranquille
il s'énerve je le sens
je devais tomber vite et facile
du moins tel était son plan
me crucifier, crier ?À Boire!!!?
et l'emporter au paradis
Il frappe. Je suis gelé.
Je n'ai pourtant rien pris
ni par l'estomac ni par le fessier
ni par l'anus mais c'est tout comme si.
Mon corps ne m'appartient plus
c'est un bloc glacé du grand nord
partant du front jusqu'au cul
du égal, du neutre, presque du mort.
Imaginez-moi au ralenti:
un gant de cuir s'élance
se dirige sur mon pauvre nez
qui lui, sans se priver de son sens
inspire mal de l'air vicié et BANG!!!
SPLISHSPLASH dans les premiers rangs!!!
cheveux dynamités, du ketchup pour tout le monde!!!
un autre gant hésite, c'est qu'il fait l'intrigant!!!
mon ventre en reçoit les égards et BANG!!!
SPLISHSPLASH 2 dans les seconds rangs!!!
du liquide cannebergé vous tombe
sur les t-shirts javelisés.
Voilà pour moi de petits moments bien sombres
de petits moments bien sombres.

EN AVEZ-VOUS POUR VOTRE ARGENT???J'AI DIT...
J'AI DIT : EN AVEZ-VOUS POUR VOTRE ARGENT???
ÊTES-VOUS CONTENT???
JE VOUS PARLE : ÊTES-VOUS CONTENT???
Ce sera mon dernier combat
non pas qu'il soit perdu non..
. Au contraire, admirez les mouvements,
observez le pas,
non franchement, vaincu ou gagnant
ce sera mon dernier combat.
ce le sera...
retour
Round 7
Meringue, chachacha, foxtrot
mon slip tout brillant se meurt
sous le maillot dont je me culotte
il a l'éclat du soleil et du beurre.
Je me voyais tellement aux États-Unis
embrassé par un groupe d'élus
entouré d'hurluberlus décatis
adulant les invaincus
À moi les gens riches et célèbres!!!
l'avis des experts, des savants qui n'ont
rien à faire des gens chiches et funèbres
que ça saute!!!
Adieu les autres!!!
mais pour l'instant cet adversaire :
l'insérer dans le marmeladier
l'injurier, le briser, son liquide l'en extraire
le faire poisson, hareng à fumer
le prendre pour un raisin puis, l'écrapoutir
le bombarder d'obus, pire,
lui balancer des citrons nucléaires
sur ses terrains règlementaires
Chanter ?J'aime New-York?
en dansant sur les parquets de son moral,
le saigner, je m'en moque
faire de lui du sombre banal
avoir trop d'un pouce pour le détruire
trop d'un fil pour son cou rougi
pas assez d'un âge pour l'haïr
trop d'un moi pour un petit lui.

Le travailler au buffet, sans abandon
puis, dos aux juges, ne pas me gêner
lui en échapper un sous le ceinturon
lui faire un crâne sur son crâne cabossé

. ...
...
...
...
Juste un peu désobéir
cesser un peu l'abus
de peaufinage et m'enfuir
loin où je ne serai pas à demi-nu
j'en ai plus qu'assez
de voir au bonheur, que dis-je, aux tourments
de ceux qui me conseillent, encore plus outré
de me faire pour eux malheureux et déficient
?Lève le menton, ne tourne pas le dos,
ne baisse pas les bras, vois venir les coups
bouge, virevolte, pas trop!!!?
on m'achète à rabais, je suis fou.
L'amour que j'ai de mon art
est supérieur à tous vos talents : inexistants
Vous les Saints,
les ? je-ne-te-veux-que-du-bien?
qui parasitez l'homme exploité
oui vous, les pillards absolus
moi je n'ai jamais rien fait pour mes intérêts
j'aimais me battre, vous aimiez mes labeurs.
Vous gagniez gros à ne rien faire
vous vous colliez à moi, paresseux
vous, vous minables imposteux...
minables imposteux...
retour
Round 8
C'est du reflet
dans la vie d'un nyctalope
je le regarde dans ses deux réverbères
je vis, je bebop
je respire par mon temps
de l'air filtré par le vide
je vais au-delà de l'écran
qui le déguise en intrépide
je ne le crains plus
ni lui ni moi qui saigne
sur le ring, dans mon jus
tout con qu'il est qui règne
alors comment disposer
de ce qui est mort en vous désormais?
Tout simplement en s'accommodant
de l'irréversible constat de décès.
Ensuite prendre ce qui reste
lui fixer un itinéraire
celui d'un être libéré et leste
jamais plus temporaire
l'aviser de ses droits matinaux
de ses droits plus qu'occasionnels
de ses droits diététiques fondamentaux
et lui remettre ses effets personnels
qu'il ait enfin le courage de lui-même
qu'il se tienne droit debout
pour qu'enfin le monde le prenne
tel qu'il est, tel qu'un tout

je balance, ondule éc?ure
je n'entends plus rien
ni frère, ni père, ni moi en dedans
ni rien de mes balbutiements
je frappe et me fait frapper
je danse et nous fais valser
j'encaisse et casse à tout casser
je donne à tout damner
il faut bien en finir
j'ai dit il faudra bien en finir, faudra bien
faudra bien en finir, faudra bien

Il le faut,

Il le faut,

Il
le
fauuuuuuut!!!
retour
Round 9
Avec ce que j'ai de mes yeux
de ce que m'octroient leurs volets
je regarde, curieux
de mon petit tabouret,
j'entrevois tout au bout
du ring entaché et moins frais
mon adversaire sous l'écrou
d'un épuisement parfait.
Il pue le désarroi solitaire
nos corps huilés se répondent
dans l'essoufflement incendiaire
de nos projets immondes
nous sommes dans un théâtre de bruit
où des Romains s'impatientent
ils voudraient bien savoir de qui
ils se réjouiront qu'un lion éventre
des cris et des jurons affluent
dans l'écho de l'empire
on me parle, je n'entends plus
on m'éponge je transpire
le public est nerveux
le chronomètre fait du temps mort
le public est peureux
des parieurs auront eu tort
partout des lâches se défoulent
partout s'agitent des fous
partout des hommes déboulent
forts au-dessus mais faibles en dessous

Qu'est-ce que je suis allé faire de moi?
Qu'est-ce que je suis allé faire de mon cul?
Comment ai-je pu le déposer là
qui me fit perdre, démuni et demi-nu
je faisais quoi pour survivre
mais qui était donc ce jeune homme
qui était donc ce jeune homme au regard de cuivre
conquérant tout comme
les galériens de peuples antiques
séduit par les flots bleus mystérieux
partant sans même de pneumatiques
battre l'ennemi autant cruel que belliqueux?
Où et quand suis-je tombé
qui m'aura un jour battu pour vrai?
Où et quand suis-je resté
boxeur debout mais homme défait?
Ça se déchire puis s'émoustille
ça crépite et s'entrechoque
je n'en peux plus, me recroqueville
où est mon père, où est mon coq?
Voilà que le zèbre se flanque
au centre du ring, gestes sur gestes
dois-je comprendre, le souffle me manque
que c'est terminé? qu'est-ce qu'il est preste!
des médecins et des spécialistes
compétents dans leurs métiers,
déclarent, unanimes pas même tristes
que leur client doit s'incliner...

Salut le macaque
retour
Round 10
Pas de dixième ronde
j'ai gagné, je suis content,
les poules pourront pondre maintenant
des poules avec des dents
avant qu'on ne me revoie
dans l'arène, à feu et à sang
manger du cuir, recevoir le poids
de la hargne d'un belligérant
oublier...
Je pars oublier
cette vie de latrines,
en me rinçant de la bouche
le goût de l'hémoglobine
je pars sentir la vie me toucher
la sentir sans me défendre
commencer d'abord par l'aimer
puis, peu à peu l'apprendre
oublier l'odeur de l'Homme
de son vestiaire et de sa merde
me réjouir du goût d'une pomme
je prends la porte, voyez...
avec élégance et superbe.
retour
Quatre saisons dans le désordre
Il pleut en décembre
Comme il neige au mois de mai
Le temps est malfaisant
Mon corps peut s'en défendre
Mais mon coeur est perturbé
Malfaisant et enrageant
Les amitiés s'effritent
Ainsi soit-il et ainsi de suite

Il peut en descendre
Si le chasseur est bien informé
Des dizaines sur l'étang
Encore que pour se rendre
Faut-il une voiture équipée
Jusqu'au bois ou jusqu'au champ
Éviter le mal au faisan
Puis chemin faisant s'en retourner

Les vents sont favorables
Et les astres s'alignent
Les vents sont favorables
J'irai à la pêche à la ligne

Un peu d'été semble
Comme le solfège ou solfier
Tout ce qu'il y a de plus évident
Si le Nord était à vendre
Futile serait d'en rêver
Moscou boirait à nous en chantant
Sur toi le froid s'agrippe
Comme sur les toits les stalactites

Les vents sont favorables
Et les astres s'alignent
Les vents sont favorables
J'irai à la pêche à la ligne
Les vents sont favorables
Et les astres s'alignent
Les vents sont favorables
J'irai à la pêche à la ligne
retour
Sortez-moi de moi
Quelqu'un m'a dit que tout autour
De mon nombril se trouve la vie
La vie des autres, la vie surtout
De ceux qui meurent faute de nous
Qu'il faudrait qu'il pleuve
Où il ne pleut guère
Qu'il faudrait un fleuve
Où c'est sans rivière

Et moi j'étais sur moi alors
J'écoutais couler dans mes veines
Mes vaisseaux et mes anticorps
Depuis des mois, des années même
J'observais battre mes paupières
Mon corps prendre et rendre l'air
J'ai des yeux qui refusent de voir
Des mains qui frôlent sans toucher
Sortez-moi de moi
Chacun ses envahisseurs
Chacun ses zones sinistrées
Sortez-moi de moi
De moi

Ce même quelqu'un m'a dit, je cite :
« Je pars pour l'autre continent »
Il n'était pas très explicite
Mais juste assez bouleversant
« Je pars et c'est important
Donner mon temps souffler mon vent »

Mais moi j'ai des yeux qui refusent de voir
Des mains qui frôlent sans toucher
Sortez-moi de moi
Chacun ses envahisseurs
Chacun ses zones sinistrées
Sortez-moi de moi
De moi

Pour me voir quitter l'alvéole
Où je veille et où je dors
Il me faudrait l'amour le plus fol
Un incendie et quoi encore
Il m'a dit voir beaucoup souffrir
Sans doute voulait-il m'instruire
Sur le fait que son bonheur
Repose sur l'index et le majeur
Puis il a brandi ses deux doigts
La main bien haute le bras bien droit

Mais moi j'ai des yeux qui refusent de voir
Des mains qui frôlent sans toucher
Sortez-moi de moi
Chacun ses envahisseurs
Chacun ses zones sinistrées
Sortez-moi de moi
Sortez-moi de moi
retour
Les deux printemps
Ses yeux sont deux printemps
Qui me font sourire et ça me fait rire
Ses joues sont des torrents
Les miennes s'y baignent mais encore pire
Son coeur est une fête
Le mien ne veut plus en sortir
Elle est la plus belle saison de ma vie
La plus belle saison de ma vie

C'est un tourbillon, un grand vertige
Complètement doux
On dit qu'en haute voltige
On peut tomber et se rompre le cou
C'est pas mon premier vol
Arrêtez bande de jaloux
C'est la plus belle saison de ma vie
La plus belle saison de ma vie

Nos heures sont des rivières
Qui courent en une folle frénésie
L'amour est liquide clair
Et nos deux corps sont amphibies
La terre est un brasier
Mais pour un moment l'oublier
C'est la plus belle saison de ma vie
La plus belle saison de ma vie
Qu'elle ne plaise à personne
Ni du visage ni de l'esprit
Restez en votre automne
L'été tout l'an me fait plus envie
Persuadez-vous de mes deux yeux fermés
J'affirme en toute cécité
T'es la plus belle saison de ma vie
La plus belle saison de ma vie
Y a toujours des noirceurs
Pour assombrir quelques beautés
Des êtres qui ont peur
Qui veulent vous en contaminer
Me protéger des loups?
Moi qui n'en compte que des amis!
T'es la plus belle saison de ma vie
T'es la plus belle saison de ma vie

Nous serons vieux et frêles
Peut-être même séparés
Nos têtes pêle-mêle
Incapables et usées
Mais aujourd'hui je t'aime
Aujourd'hui pour l'éternité
T'es la plus belle saison de ma vie
La plus belle saison de ma vie
retour
Monsieur verbêtre
J'étais à être
J'étais à être bien
000000000000000000000000 Tibétain
Près de tout ce qui est sain
Calme félin
J'avais besoin de trois fois rien
1-L'amour des miens
2-Du pain demain
3-Et je sais plus quoi

Il pleut je dors
Mais pas quand c'est soleil
C'est froid je lis
Dans l'équateur de mon lit
Bien à l'abri
Des Appalaches sous le tapis
Hors des visions d'horreur de mon prochain
Qui va, qui vient
Qui crève puis qu'on oublie

Je suis à être
Par moi sans les autres
Et quand je le suis
De mon visage glauque
Mon coeur s'écoeure
Il bat la vie qui elle me bat
Je suis beau joueur
La solitude avec ou sans
C'est contraignant
retour
Respirer dans l'eau
Le temps est blanc
Le jour fléchit
Belle et douce nuit

La lune est bleue
Je m'assoupis
Je pars le coeur dans l'étui
Voilà que je respire dans l'eau
Je vole même sans plumeau
Je suis enfin moi, enfin moi

Et puis le jour fait ce qu'il fait
Défait le dormeur satisfait
Il chasse tous les corps célestes
Tout y passe bien peu qu'il reste
Il reste moi qui volais
Qui respirais dans l'eau
Moi qui étais moi, étais moi

Moi qui souris
Qui marche enfin
La tête hors des épaules
Libre dans un corps
Moi qui jaillis
Des souterrains
De cent siècles de taule
Libre à mourir de rire

Il reste moi qui volais
Qui respirais dans l'eau

Moi qui souris
Qui marche enfin
La tête hors des épaules
Libre dans un corps
Moi qui jaillis
Des souterrains
De cent siècles de taule
Libre à mourir de rire
De rire
retour
Cruel ( Il fait froid, on gèle)
Il fait froid on gèle
Décembre est une nuit insensée
La terre brûlante
Donne au feu sa misère à brûler
Au Moyen-Orient
On tire à vue sur les tapis volants
L'Afrique immatricule la zibeline
L'excluant du coup de la famine
L'Amérique de plus belle
S'indigne d'un chien fouillant les poubelles
Il fait froid on gèle
Y a pas que l'hiver qui est cruel

Farine à la pelle
Poudrerie et même grésil
On n'a de la mer que le sel
Et une vague idée du Brésil
Dis mon frère dis-moi
La cicatrice que t'as au bras
Est-ce le fruit du hasard
Ou d'une agression tard le soir?
Oui c'est qu'à la sortie du métro
Un con a braqué son couteau
Scalpel! Juste ciel!
Y a pas que l'hiver qui est cruel

Si le temps suit son cours
Et j'ai bien peur qu'il le suivra
On ne fera plus de l'amour
Que notre sujet le plus délica
t On niera ce qu'il y a de guerre
Ce qu'il y a de sang et de misère
Chanteront les canaris
Pour enterrer le bruit de l'artillerie
Mais pire que le mal de voir
C'est cautionner le censeur et croire
Qu'en vérité toute vérité
N'est pas bonne à savoir
Et il fait froid on gèle
Y a pas que l'hiver qui est cruel

Maman dis-moi dis
Pourquoi j'ai quitté la chaumière
Je suis sans cellule depuis
Sans famille nucléaire
Je sais de la vie
Qu'elle se termine souvent au lit
Et que d'autres ont bien plus de chance
Trépassent de rire ou de jouissance
Mais pire que la mort qui vient
C'est l'amour qui ne vient jamais
Prends tes ailes sers-toi d'elles
Et tire-moi de ce bordel
Où il fait froid où on gèle
Où y a pas que l'hiver qui est cruel
Il fait froid on gèle
Où y a pas que l'hiver qui est cruel
retour
La voie lactée
La nuit sur le ciel
Se posent mes yeux
Ma gorge se noue tant je trouve belle
(La nappe étoilée)
Devant cette immensité
L'âme la plus frileuse est nue
(La plus seule accompagnée)
Je m'expose au rythme fluide
Des hydro-paillettes saoules
Qui savent si bien onduler
Maintenant dos sur terre
Oeil sous paupière
Je m'endors sous l'éternité
(Sous l'éternité)

Au matin couché
Sous un cumulus
Dans la boue et l'herbe souillée
(J'ai deux pieds pour un soulier)
Ma tête est égale
À mes poumons vétustes
La nuit a perdu de son lustre
(Et de sa limpidité)
J'ai dû inhaler un peu trop
Le lent mouvement circulaire
Des joyaux de Cassiopée
Maintenant le soleil brûle
Ma peau est rouge
J'ai soif il faut que je bouge
Retour du jour retour d'ennui

Je rêve d'une chose en vérité
Décrocher de la voie lactée...
retour

Les temps fous
Il pleut des années liquides
Sur tes joues deux continents
L'amour nous fait translucides
Ton nez joue à l'océan
Ton corps est un millénaire
Et mes yeux un trajet lumière

Tes cheveux font des anguilles
Sur mon coeur qui n'est plus rien
Qu'une horloge sans aiguilles
Une misère s'en ferait du bien
Tu habites un projectile
Qui s'éloigne et moi je suis immobile

Sentir ta main sur ma joue
Ne pas la perdre comme on perd tout
Les temps sont fous
Aide-moi
Pour que demain s'empare de nous
Souffle, souffle dans mon cou
Les temps sont fous
Aide-moi
Sentir ta main sur ma joue
Souffle, souffle dans mon cou
Que vents emportent les temps fous

Sur un banc mat de la ville
Un rêve fait la statue
C'est le mien pauvre imbécile
Du temps se moque dessus

Sentir ta main sur ma joue
Ne pas la perdre comme on perd tout
Les temps sont fous
Aide-moi
Pour que demain s'empare de nous
Souffle, souffle dans mon cou
Les temps sont fous
Aide-moi
Sentir ta main sur ma joue
Ne pas la perdre comme on perd tout
Les temps sont fous
Aide-moi
Pour que demain s'empare de nous
Souffle, souffle dans mon cou
Les temps sont fous
Aide-moi
Sentir ta main sur ma joue
Souffle, souffle dans mon cou
Que vents emportent les temps fous
Sentir ta main sur ma joue
Souffle, souffle dans mon cou
Les temps sont fous
retour
Imparfait
Je grille une cigarette
Je suis du bois d'allumette
Qui se consume et je présume
Que tout chemin se termine
Autant pour prince que vermine
La vie est ainsi faite

Or que tout est bête
Tout est vain et inutile
Lorsqu'épuisé, fatigué
Le corps n'est plus qu'un autre projectile
Propulsé depuis matin
Jusqu'au soir en bus, en train
Je sais qu'un coeur peut s'arrêter pour moins

Imparfait
Le monde est imparfait
Imparfait

Le vent est si tendre sur midi
Tu es septembre sur Paris
Je pense à toi, ça fait du bien
Toi dans ta ville et moi transsibérien
Qui t'aime et qui t'adore
Puis qui se hait d'aimer si fort
L'amour est comme je le redoutais

Imparfait
L'amour est imparfait
Imparfait

Imparfait
Le monde est imparfait
Imparfait
L'amour est imparfait
Imparfait
Le monde est imparfait
Imparfait
retour
Le parapluie
Fragile petit matin sans pluie
Que mon parapluie garde en respect
Mais le ciel est au chagrin
Et s'il avait deux mains, il chagrinerait
Je marche inquiété de me noyer dans l'orage
Et je compte au passage
Les chauffards qui ont le doigt dans le nez

Arrive rempli l'autocar
J'y monte pour m'asseoir
Mais reste debout
C'est comme être cent milliards
Sur la lune pour un soir
Ça tire dans le cou
Je regarde les aiguilles de mon temps
J'ai une fille dans le sang
Si j'arrive en retard, elle va m'engueuler

Et ça sent la poussière
Le vent soulève la terre
De chastes baisers
Parce que je suis libre comme l'air
Libre de faire demi-tour
J'vais continuer
Continuer

Et puis à la sortie
J'ai plus de parapluie, je suis stupétri
M'apostrophe une jeune fille
Une maille à la cheville
Belle, elle me dit:
« Pardon cher monsieur
Est-ce à vous ceci? »
J'prends un air ébahi, je m'écrie :

« Ah! Mon parapluie! »
Elle l'a trouvé par terre
Comme un coeur presqu'ouvert
Comme le mien pour ses yeux verts
Pourquoi faut-il que le temps file?

Et ça sent la poussière
Le vent soulève la terre
De chastes baisers
Parce que je suis libre comme l'air
Libre de faire demi-tour
J'vais continuer
Continuer

Et comme un bandit de grand chemin
J'continue l'air malin
L'air de tout savoir
Mais au fond je n'sais rien
Enfin presque rien
Une coche au-dessus d'une poire
Mais c'est bien suffisant
Pour aimer tendrement
Et avoir une idée
De ce qu'est la liberté

Et ça sent la poussière
Le vent embrasse la terre
De chastes baisers
Parce que je suis libre comme l'air
Libre de faire demi-tour
J'vais continuer

Et ça sent la poussière
Le vent soulève la terre
De chastes baisers
Parce que je suis libre comme l'air
Libre de faire demi-tour
J'vais continuer
Continuer
Continuer
Continuer
retour
Je fais de moi un homme
Chaque jour que la nuit amène
Sur cinq matins pour toute peine
Je sors de mon lit
Nu, totalement moi-même
J'enfile un ordinaire de scène
Des vêtements de couleur
Qui par je ne sais quel malheur
Me font gris

J'oublie celui que je suis
Les yeux dans les sourcils
Voilà dans mon uniforme
Je fais de moi un homme

J'arrive au travail
Je pointe sans faille
Toujours à l'heure pour un patron
Qui au fond s'en fout
Et je souris
Puis je me désole
Pour toute cette vie qu'on me vole

J'oublie celui que je suis
Les yeux dans les sourcils
Voilà dans mon uniforme
Je fais de moi un homme

J'oublie celui que je suis
Les yeux dans les sourcils
Voilà dans mon uniforme
Je fais de moi un homme

Je fais de moi un homme
Je fais de moi un homme
Je fais de moi un homme
Je fais de moi un homme

Liberté à tous les guénillous
Gloire aux couloirs où les vents sont doux
Mes respects aux sans-abri les braves
Mes amitiés aux chômeurs-courage
Mes hommages à tout inventeur fou
Vive le globe-trotter fauché, têtu
Plein bonheur à plein sud au cerveau
Toute ma joie à toute voie inconnue
retour

Projection dans le bleu
Sois mon ami je t'en supplie
Plus rien ni personne pour moi ne sonne
Toujours tout seul, pas à demi
Trois jours sans que mots ne soient sortis
Chez moi tout haut joue la radio
Ça chante l'amour des chanteuses m'aiment
Et s'attristent de mon départ
Ça coule les larmes, ça va le drame
Des divas en sanglots dans la douleur
Pour moi qui ne les ai jamais quittées

Le ciel ouvert fait de lui un repère
Mes yeux font d'eux un reflet
Qui projettent moi défait
Si le ciel fait une éclaircie
Je te jure à faire des envieux
Je me lance dans le bleu

Temps de soleil et temps de pluie
Sont temps égaux dans mon logis
J'ai parfois peur que par malchance
On ne me fasse payer mes absences
Absent la fois des peines d'amour
Pas là la fois de quelques bonheurs
Tous mes amis se vengent-ils en choeur?
Si j'avais su que ma suffisance, mes longs silences
Me foutraient la paix à jamais
Vous m'auriez sur les talons aujourd'hui

Le ciel ouvert fait de lui un repère
Mes yeux font d'eux un reflet
Qui projettent moi défait
Si le ciel fait une éclaircie
Je te jure à faire des envieux
Je me lance dans le bleu

Le ciel ouvert fait de lui un repère
Mes yeux font d'eux un reflet
Qui projettent moi défait
Si le ciel fait une éclaircie
Je te jure à faire des envieux
Je me lance dans le bleu
Si le ciel fait une éclaircie
Je te jure à faire des envieux
Je me lance dans le bleu

Sois mon ami je t'en supplie
Plus rien ni personne pour moi ne sonne
retour

Primate électrique
En qualité de primate électrique
Je vis sans but, je vais sans hic
Au gré des sentiments, au gré du temps
Puis de nulle part vient le printemps

C'est donc en vertu d'une fatigue soudaine
Mélangée à la peine de l'esseulé
Que ni le corps ni l'âme ne manifestent bien
Le tout petit désir de vivre

J'ai attiré l'escouade technique
Parce que dos aux briques j'ai exprimé
D'une hauteur inquiétante pour qui ne sait voler
Mon seul et cuisant chagrin d'amour

Les joues en rivière, les deux mains glacées
Et tout le quartier au parterre pariant sur ma chute
« Tombera-t-il au sol ou sur le cabriolet? »
Qu'importe mais quitter ce monde laid

Je ne dois à personne mon coeur encore qui bat
Qu'à une flamme bonne qui scintilla
Cet instant fatidique avant le saut mortel
Depuis Dieu m'intrigue et j'attends le printemps
Aujourd'hui Dieu m'intrigue
Et j'attends le printemps
retour
Te quitter
Se quitter est trop difficile
Te quitter est trop difficile
Regarde dans mes yeux
Combien ils sont malheureux
Te quitter est trop difficile
Trop difficile

J'ai toujours peur de moi,
de te laisser
J'ai toujours peur de moi,
de te laisser
Quand je vois combien je suis
Prisonnier de mon bonheur infini
Te quitter est trop difficile
trop difficile

Le temps qui nous suit
se chargera
De faucher nos vies
Sans trop d'embarras
Regarde, ce sera lui
Qui viendra nous
désinventer
Te quitter est trop difficile
Trop difficile
RETOUR

Fou n'importe où
L'hiver encore tire à sa fin
Il coule dans les pores des souterrains.
Emporte avec lui frissons, jurons
Les longues nuits, les caleçons longs.
Nous nous collerons tous les deux
Désormais pour nos beaux yeux,
Nous nous trouverons une voiture,
Nous partirons à l'aventure...

REFRAIN

Pour n'importe où je m'en fous
Tous les deux amoureux fous...
Tous les deux amoureux fous...
Nous ferons des aires de repos
Des oasis exceptionnelles.
Le soir venu nous coucherons
Seulement dans les plus beaux motels.
Pendant quelques heures, je conduirai
Jusqu'aux abords de mon sommeil
Puis je te refilerai le volant,
Chassant toutes les fourmis
Dans tes orteils...

REFRAIN

Et nous irons comme ça, sans but
Sinon celui d'avoir notre dû.
Cette liberté chèrement acquise
Qu'en échange de sa chemise.
Et je t'en prie passe au ralenti
Dans mon coeur et mes sentiments,
Sois toujours dans mon infini
Comme la lune l'est dans le firmament...

REFRAIN
RETOUR

Une femme, un train, un homme et une gare
Dans une gare de banlieue
Un sac à main ouvert
Est tombé sur le côté
Près d'un calorifère

La gare est un désert
Privé d'une seule présence
Plus loin, un train d'enfer
Une femme bientôt pense...

Mon sac à main !!!
Mon sac sûrement tout ouvert,
Devant le monde entier par terre,
Tout, mon permis, mon crédit mais
Surtout une belle et tendre lettre
D'amour...

Un homme lave le plancher
Trouve sur son parcours
Un objet près d'un calorifère
Un sac à main ouvert
Dedans quelques billets verts
Et une lettre
De sa main pour celle qu'il aime

Tout est bien qui (encore !!!) finit bien...
RETOUR
Dans un spoutnik
Quand certains soirs tu t'ennuies trop
Regarde dans le ciel tu pourras voir
Comme une lumière qui avance lentement
D'abord on croit en une étoile
C'en n'est pas une :
C'est moi dans un spoutnik

Si tu penses que c'est trop petit
Pour un comme moi et mon gabarit
Faut dire ce n'est pas mon corps qui voyage
Non moi je suis dans mon lit
Mais mon esprit lui est dans un spoutnik

Refrain

Six milliards
Six milliards de solitudes
Six milliards ça fait beaucoup
Six milliards
Six milliards de solitudes
Six milliards ça fait beaucoup
De seuls ensemble

Ce que j'y fais ne regarde personne
Mais puisque tu me le demandes si gentiment
Je vais te le dire ce que j'y cherche
Tout simplement juste un endroit
À mettre à l'envers et poser mon spoutnik

Poser là mon satellite où c'est la fête
Où les gens ne s'en font plus
Pour quelques heures
Et qui retourneront là d'où ils viennent
Plus forts, plus vrais
À demi invincibles

Refrain

Six milliards
Six milliards de solitudes
Six milliards ça fait beaucoup
Six milliards
Six milliards de solitudes
Six milliards ça fait beaucoup
De seuls ensemble
RETOUR

Tu tombes
Cesse un peu de jeter
De l'ombre sur le jour
Avril est morne,
Les neiges fondent
C'est le cours du printemps
Dans ce qu'il a de triste
Et tu en rajoutes un peu plus
Sur la liste
Essaie de comprendre
C'est fort, plus fort que toi
Tu tombes
Ça court les rues les docteurs
On ira voir...
Essaie de comprendre mieux
C'est fort, plus fort que moi
Je tombe
RETOUR

Une chanson pour moi
Une chanson pour moi
Pour personne d'autre
Pour un peu de réconfort
Quand plus rien qui bat ne va
Une chanson pour du soleil
Quand il n'est plus qu'un objet
Dans le rayon des suspendus
Pour un peu me féliciter
De ne pas mourir à tout bout de champ
Chaque fois que je devrais
Et surtout pour mieux me comprendre
Dans ma dramaturgie

Refrain

Parce que rien ne rime à rien
Parce que le temps n'est qu'un leurre

Une chanson pour dire
Ce qu'on ne dit pas
Sans avoir l'air d'un chien battu
Ou d'un fruit mou sur espadrille
Pour au moins me savoir mieux
Pour un peu accepter
L'irrémédiable et l'insensé
Comme la solitude universelle
Comme l'incommunicable soi
Pris tout en dedans
Une chanson pour m'assurer
D'une présence dans le monde

refrain

Parce que rien ne rime à rien
Parce que le temps n'est qu'un leurre
Chanson pour moi...
RETOUR

Dis tout sans rien dire
Si jamais on te demande
Où je suis passé
C'est facile, invente
Dis tout sans rien dire
Ou mens sans mentir

Ne dis pas surtout
Combien j'ai peur
De ces voix dans ma tête
Qui me racontent
Des histoires bizarres
Et très étranges
Je finis par les croire
Et elles me hantent
Du matin au soir
Dis tout sans rien dire
Ou mens sans mentir

Je fais un rêve
Chaque nuit le même
Et dans ce rêve
Tout est plus réel et plus terrestre
Où je me vois tout en contrôle
Aimer la vie, m'aimer aussi

Si jamais
Tu fais un vSu
Sous une étoile filante
Ferme les paupières
Pense à moi ton frère
Vois comme je suis pauvre
Face à toi, l'âme saine et sauve
Si je suis fou comme je le pense
Reste là à mes côtés
En silence, sans rien dire
RETOUR

Intouchable et immortel
Drôle de vie, jours difficiles
Je suis à tomber par terre
Plus de nerf, je veux tout lancer en l'air
Tout abandonner
Mes projets même les plus chers
Me sont nuls à mourir
Plus rien ne sait me retenir
Ne sait me satisfaire
Je ne me reconnais plus
Qu'en un monstre ordinaire

Refrain

Mais quand je roule à vélo
La tête dans les étoiles et dans le vide
Le vent est doux, j'hallucine...
Je roule à vélo
La nuit est claire,
Le chemin désert
je suis invincible,
Intouchable et immortel...

Le monde tourne sur mes roues
Je pédale sous les chaudrons
Je file sous les constellations
sans faire trop attention
Et si ça se trouve, je ne rêve à rien
Et si ça se trouve,
Pire: je ne rêve à personne
Voilà pour les êtres et les choses
Refrain
RETOUR

Air pur
La nuit nous laisse encore sur le monde et l'aurore,
au fusain clair, dessine un peu le jour.
Dès lors ce passage obligé de la nuit au crépuscule,
nos cheveux s'entremêlent.
On se lèvera, le corps ankylosé, forts d'un
rêve à deux qui au matin survit.
Dans toutes les gares, trains de banlieue,
trains de long court, ce que tu vois vit, ce
que tu redoutes se sent ;
l'État méprise la somme de nos efforts.
RETOUR

Rêver mieux
Tu me demandes qui je suis
Je suis de n'importe où...
Tu me demandes où je vais
Je vais très bien...
À questions idiotes, réponses idiotes
Apprends la leçon...

Tu me demandes combien je fais
Je fais de mon mieux...
Et ce mieux, combien c'est ?
Ce mieux est juste parfait...
Tu veux trop savoir tout sur moi
Si tu veux tout avoir
Ce que je n'ai même pas
Alors va-t-en, va-t-en

REFRAIN

Tu ne demandais qu'une épaule
Pour t'appuyer dans mon lit,
Dans tes bleus
Moi c'était facile dans ma tête
Je pouvais dormir et peut-être
Rêver mieux

Tu me demandes comment je vais
Je vais dans une vieille auto
Tu me demandes où j'irais
J'irais là où il fait chaud
Plus chaud qu'en hiver, loin du polaire
Avec en mon coeur des êtres chers
Mais tu me fais parler
Arrête, arrête...

REFRAIN
RETOUR

Comme des amants
S'il est possible
En dehors de souffrir
De nous quitter
Comme se quittent
Des amants qui ne s'aiment
Plus vraiment
S'il nous est réel
En dehors du mensonge
De nous imaginer
Tous deux séparés
Loin de l'autre
Pour le mieux,
Puisque nos différences
Nous insupportent
Je n'aime pas souffrir de mal aimer
Voilà pourquoi je veux partir
Laissons au temps
Le plein pouvoir d'édulcorer
L'amertume en meilleur souvenir.
Laissons-nous partir
Comme de vrais amants.
RETOUR

Revivre
Dans un miroir
Trop grand pour moi
J'ai vu mes yeux
Baigner dans du liquide
Je n'ai pas cru d'abord
En mon chagrin
D'autant que je ne pleure
Plus jamais
Mais en fouillant
Juste un peu plus
J'ai trouvé des motifs
Bien assortis
Et des raisons plus qu'intéressantes
Pour comprendre ce qui m'arrive

C'est qu'il ne m'arrive plus rien
Tous les jours de mon âge m'ont endormi
Jamais plus rien
Plus de voyages, presque plus d'amis
C'est très restreint
En termes de loisirs et de plaisirs

Alors dans ce miroir
Trop grand pour moi
J'ai vu ma bouche
Dessiner un sourire
Je n'ai surtout pas cru
En ma deuxième chance
D'autant que je ne gagne
Jamais à rien
Mais en y songeant
Juste un peu plus
Et sachant que ça fera mal
j'ai décidé de changer
Que peut-il se produire de pire
Que rien ?

Et je crois que tout arrive
Tout vient à
Qui sait mourir
Pour mieux revivre
Ce n'est pas sans peine
Je crois qu'on revient mieux
Après le deuil de soi-même
Que tout vient
À qui sait mourir
Pour mieux revivre
Ce n'est pas sans peine
Je crois qu'on revient mieux
Après le départ de soi-même
Que tout vient
À qui sait mourir
Pour mieux revivre
RETOUR